Ambroise Tardieu, Projet de construction, etc., p
2. Observations concernant le service de PHôtel-Dieu de Paris communique'es à MM. les administrateurs par MM. Le Hoc, Fontaine, Cocher, De Jean, Barron, Belleteste, Payen et Mayault, docteurs régents de la Faculté de médecine de Paris, et médecins de l'Eô tel-Dieu, au mois de novembre 1756.
des plus essentiels que l'Hôtel-Dieu puisse fournir aux pauvres, soit hommes, soit femmes, qui en ont besoin ; bien des pauvres malades se procurent chez eux tous les autres remèdes ; mais lorsqu'il s'agit de bains, ils se trouvent forcés d'avoir recours à l'Hôtel-Dieu. »
Pour Tenon, la balnéation dans un hôpital était d'une telle importance qu'il ne craignait pas d'adopter pour ce service la division suivante : « Bains d'entrée, bains de la salle des opérations, bains de la saJle des accouchements, enfin, bains du département général où l'on rassemblera tout ce qui a rapport aux bains, douches et étuves1. » M. Gouzin, ajoute2 : « Chaque salle d'un hôpital, devrait avoir une salle particulière de bains, afin d'éviter un trajet plus ou moins long et souvent dangereux. »
Nos exigences, nous l'avouons, ne sont pas aussi grandes, et pour nous le service des bains devra se résumer en un service unique présentant seulement deux parties isolées pour les deux sexes. Ce n'est qu'exceptionnellement en effet que les malades ne pourront pas être transportés au bain, et il sera facile de réserver pour ces cas là, dans les dépendances de chaque salle, une baignoire que l'on roulera jusqu'au lit du malade, la distribution de l'eau dans toute la maison pouvant permettre à un moment donné d'administrer un bain dans l'intérieur même de la salle.
Chaque division des thermes présentera des cabinets dallés, suffisamment éclairés et aérés, pourvus de baignoires en pierre ou en cuivre étamé. L'hydrothérapie joue aujourd'hui un rôle important dans la thérapeutique, et à juste titre, hâtons-nous de le dire; on devra donc trouver dans les thermes d'un hôpital les moyens d'administrer les douches froides ou chaudes, de vapeur, etc., etc. ; en un mot tout ce qui peut être utile à la guérison des malades.
C'est une habitude cruelle et heureusement rare aujourd'hui d'opérer dans les salles mêmes des malades. « Un grand malheur pour ceux à qui on fait ou à qui on doit faire des