Husson, Étude sur les hôpitaux, p
calorique à une grande distance, et le foyer revêtu de briques réfractaires s'oppose à la dispersion de la chaleur, avant son introduction dans les tuyaux qui doivent conduire le corps échauffant.
Les calorifères à vapeur se composent essentiellement de trois parties : un générateur de vapeur, muni de tous ses accessoires; des tuyaux conduisant la vapeur dans les pièces qu'elle doit chauffer; enfin des condensateurs placés dans ces pièces et munis de tuyaux conducteurs de la vapeur condensée, la chassant au dehors ou la ramenant à la chaudière. Une des grandes difficultés de construction de ces appareils réside dans la nécessité de calculer à l'avance les changements de dimension que la diminution et l'élévation alternative de la température amèneront dans les tuyaux métalliques, et à y porter exactement remède à l'aide de compensateurs.
Dans les calorifères à air chaud, on emploie tantôt l'air brûlé au foyer et chassé dans des tuyaux diversement disposés, tantôt l'air extérieur lui-même, élevé à la température voulue, en traversant les tuyaux métalliques préalablement chauffés.
Cet air chaud se répand dans les capacités qu'il s'agit de chauffer par des bouches de chaleur, simples orifices munis d'un couvercle, qu'on peut ouvrir plus ou moins, et dont on peut sans aucun inconvénient, ainsi que d'Arcet en a fait la remarque, augmenter beaucoup le diamètre. « On peut, dit-il *, sans brûler plus de combustible, augmenter considérablement la quantité d'air chaud que procurent les poêles et les calorifères ordinaires. On le peut même sans rien changer aux armatures actuellement placées dans ces appartements, et pour cela il ne faut qu'introduire l'air froid dans ces armatures par un canal à section bien plus grand qu'on n'est dans l'habitude de le faire, et qu'agrandir de même considérablement l'ouverture des tuyaux et des bouches de chaleur par lesquels l'air chaud passe de l'appareil dans la salle qu'il s'agit de chauffer. »
Aux deux systèmes précédents qui présentent le grave in-