Trousseau, loc cit., p
2. E. Bouchut, Etudes sur la fièvre puerpérale. (Gazette médicale de Paris. 1844, p. 85, 101, 149.) ~ Trailê des maladies des nouveau-nés. 4e édition, Paris, 1862.
3. La fièvre puerpérale chez la femme, le fœtus et le nouveau-né. Paris, 1855. In-4° de 204.
4. S. Tarnier, De la fièvre puerpérale observée à l'hospice de la Maternité. Paris, 1858. In-8°.
5. Velpeau, Recherches et observations sur taUêrationdu sang dans îesmala* aies. [Revue médicale, 1826 et 1827.) — Clinique chimrgicate, t. III. Paris.
dans les articulations, lésions retrouvées plus tard par Dance1, et par M. J.-P. Tessier 2 chez les opérés qui ont succombé au milieu de ces épidémies. Où voulons-nous en venir ?
A démontrer l'influence funeste de ce génie épidémique, qui, s' abattant trop souvent, hélas ! sur un hôpital d'accouchements, ne se borne même pas à ces victimes offertes à sa rapacité, mais qui étend ses ravages jusque sur les individus sains ou malades placés à portée de la maison d'accouchements; en un mot, à démontrer la facilité avec laquelle les accidents qui accompagnent le puerpéralité se propagent au dehors.
Mais comment se propage la fièvre puerpérale ? Ici se placerait la question si controversée de la contagion ; le terrain est trop brûlant pour que nous voulions nous y glisser; nous nous bornerons donc à indiquer sommairement, mais sans nous y arrêter, quelques-uns des faits qui militent en faveur de cette doctrine. M. Depaul 3 en indique trois dus à sa pratique. Dans les deux premiers, l'accoucheur avait pratiqué l'autopsie de malades mortes de la fièvre puerpérale, immédiatement avant de se rendre chez ses deux clientes, qui succombèrent à la même maladie. Dans le troisième, il vit une sage-femme de la Maternité, péniblement impressionnée par l'odeur nauséabonde qu'exhalait une malade contaminée, mourir quelques heures après, et présenter à l'autopsie des lésions analogues à celle de la fièvre puerpérale.
Deux faits semblables sont invoqués par M. S. Tarnier, dans l'opuscule déjà cité ; les expériences de M. Semmeliveis 4, desquelles il résulterait que les lotions chlorurées, et le nettoyage des mains à la brosse chez l'accoucheur et les élèves, auraient considérablement diminué le chiffre de la mortalité à la maison d'accouchements de Vienne, ont souvent aussi été in-
1. Dance, De la phlébite utérine et de la phlébite en général considérées Sous le Rapport de leurs causes et de leurs complications. (Archives de médecine, 1828, t. X VIII et XIX.)
2. J.-P. Tessier, Exposé et examen critiqué des doctrines de la phlébite et de la résorption purulente. (L'Expérience, juin 1838.)