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Gosselin, Société de chirurgie, loc. cil., p

CHAUFFAGE ET VENTILATION

service de la large aération, telle qu'elle se pratique en Angleterre, a changé l’état sanitaire de ces salles cl’une manière remarquable. Pendant tout l’été, huit ou neuf fenêtres, celles qui regardent le couchant, sont ouvertes depuis cinq ou six heures du matin jusqu’à sept heures du soir; on ne les ferme que pendant les pansements. Dans les grandes chaleurs, ouverture de quelques impostes du côté opposé, de manière à établir un courant d’air. Pendant les temps froids, trois, quatre, cinq fenêtres restent ouvertes toute la journée; on choisit de préférence celles au niveau desquelles sont les malades qui se lèvent. La nuit même, une fenêtre reste entrouverte, à moins de temps très-froid. Lessallesde M. Gosselin, ventilées par ce système, sont peut-être de toutes les salles de chirurgie celles qui donnent les plus beaux résultats : peu ou point d’érysipèles, pas de pourriture d’hôpital ni de diphtérite ; les amputations même y réussissent l, à Paris !

Quelles conclusions allons-nous tirer de tous ces faits? — Une conclusion bien simple. C’est que les appareils de ventilation inutiles et coûteux ne pourront jamais remplacer l’aération naturelle, et que celle-ci deviendra facile toutes les fois que l’on exécutera dans la construction d’un hôpital les lois que nous avons posées, de concert avec les maîtres, dans les chapitres précédents. Nous demanderons, en outre, l’ouverture permanente de bouches d’entrée et de sortie de l’air, l’ouverture fréquemment répétée des fenêtres et l'installation dans chaque salle d’une seule cheminée à feu nu. Celle-ci, évidemment insuffisante pour maintenir la salle à une température modérée, ne servira qu’à l’aération et sera aidée pour chauffer la salle par un calorifère à eau chaude.

Quant à l’introduction de l’air frais dans les salles pendant l’été, nous invoquons l’autorité du général Morin 2. Ce savant donne, en effet, la préférence aux moyens les plus simples et les moins coûteux : l’aération par les courants d’air, la réfrigération par l’arrosage des murs et des toits exposés au soleil sont,

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