‹ Des hôpitaux et des hospicesChapitre 67 sur 90 · I. Columelle, lib. 11, cap · texte numérisé non relu

I. Columelle, lib. 11, cap

PERSONNEL DES HOPITAUX

plus dans le désert : dès qu’il ouvre la bouche; il est compris à demi-mot par deux cent mille hommes environ qui sont tous au niveau de la science actuelle, qui connaissent les données de tous les problèmes et qui saisissent les solutions au vol. Quelquefois même, tant l’ardeur du progrès est universelle, deux chercheurs, séparés par les mers, se rencontrent un matin sans s’être donné le mot. C’est ainsi que l’ovariotomie, une merveille chirurgicale, vient d’être retrouvée, à peu près à la même heure, en Angleterre et à Strasbourg. C’est ainsi que lés nouvelles planètes ont souvent deux ou trois inventeurs. Chaque progrès établi devient le point de départ de nouvelles recherches ; tous les curieux, tous les ardents, tous les ambitieux de la science et de l’industrie courent au fait, le constatent, y touchent barre et se lancent en avant avec une nouvelle fureur. Chaque carrière devient un turf bruyant et tumultueux où le coureur le plus rapide ne saurait s’arrêter et reprendre haleine sans être dépassé ou culbuté. »

C’est à ces travailleurs si bien caractérisés par M. About que nous en appelons. Nous leur disons aujourd’hui : là est le progrès. Il est inutile de leur dire courage !

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