‹ Des Indes à la planète MarsChapitre 2 sur 103 · XI J · texte numérisé non relu

XI J

vièdiumique , médiumité, etc., à l’exemple des allemands qui emploient déjà Mediumitàt. Cela n’exclut pas d’ailleurs l’usage occasionnel de médianimique, médiumnité, etc., lorsqu’on tient à évoquer spécialement le souvenir des théories spirites.

Les mots subliminal ( sub limen ; unter der Schwelle ; sous le seuil), et subconscient ou sous-conscient, sont pratiquement synonymes et désignent les phénomènes et processus qu’on a quelque raison de croire conscients, bien qu’ils soient ignorés du sujet parce qu’ils ont lieu pour ainsi dire au-dessous du niveau de sa conscience ordinaire. La question reste naturellement ouverte de savoir si et jusqu’à quel point, dans chaque cas particulier, ces processus cachés sont vraiment accompagnés de conscience ou se réduisent au pur mécanisme de la «cérébration inconsciente», auquel cas l’expression « conscience subliminale » ne peut plus leur être appliquée que métaphoriquement, ce qui n’est point une raison pour la bannir.

L’adjectif onirique (du grec oneiron, rêve) est actuellement reçu en français; peut-être est-il regrettable que le mot, moins savant mais plus clair, de rêverique, qui a été parfois employé jadis, n’ait pas prévalu.

Par cryptomnésie enfin, j’entends le fait que certains souvenirs oubliés reparaissent sans être reconnus du sujet, qui croit y voir quelque chose de nouveau. Dans les communications ou messages fournis par les médiums, la première question (mais non la seule) qui se pose est toujours de savoir si, là où les spirites font intervenir les désincarnés ou quelque autre cause supranormale, on n’a pas simplement affaire à de la cryptomnésie. à des souvenirs latents du médium qui ressortent, très défigurés parfois par un travail subliminal d’imagination ou de raisonnement, comme cela arrive si souvent dans nos rêves ordinaires.

Les crochets [] renferment mes remarques personnelles intercalées dans des citations ou contextes étrangers.

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