‹ Des Indes à la planète MarsChapitre 34 sur 103 · adèl) ané sini (yestad) i astané cé fimès astané mirâ · texte numérisé non relu

adèl) ané sini (yestad) i astané cé fimès astané mirâ

C'est vous, ô Astané, je meurs! Astané, adieu!

Vocal. Même séance que le texte précédent, après lequel Hélène

entre en plein somnambulisme, se met à pleurer, devient haletante, tient la main sur son cœur, et prononce cette phrase en y mêlant deux mots, Adèl et yestad, qui ne sont pas martiens, mais se rattachent au cycle oriental; aussi ne reparaissent-ils pas dans le texte tel qu’il a été répété au moment de la traduction. Cette intrusion de termes étrangers au rêve martien s’explique par l’imminence d’une scène hindoue toute prête à jaillir, qui a occupé la seconde moitié de la séance et où le domestique arabe Adèl joue un grand rôle. Le mélange des deux romans s’est beaucoup accentué quelques instants plus tard, dans un long discours, dénué d’r et très riche en chuintantes, d’une telle volubilité qu’il a été impossible d’en recueillir un seul mot. Au moment de la traduction, à la fin de la séance, cette tirade (ou, du moins, un gazouillement analogue) a été répétée d’un trait et avec la même rapidité empêchant toute notation ; d’après la traduction française qui a suivi, d’un seul jet également, il s’agissait de souvenirs de la vie de Simandini qu’Hélène rappelle à Astané et où il est beaucoup question dudit Adèl (voir plus loin au Cycle oriental).

iq. eupié zé pâlir né amé arvâ nini pédriné évaï

Eupié. le temps est venu; Arva nous quitte ; sois

diviné làmée ine vinâ té luné — pouzé men hantiné

heureux jusque au retour du jour. — Pouzé, ami fidèle,

êzi vraïni né touzé med vi ni ché chiré saïné — ké

mon désir est même pour toi et ton fils Saïné. — Que

zalizé téassé mianiné ni di daziné — eupié — pouzé l'élément entier t’enveloppe et te garde! — Eupié! — Pouzé!

Auditif. 18 juin 1897 (trad. 20 juin). — Pendant une visite que

je fais à M,,e Smith, elle a la vision de deux personnages martiens se promenant au bord d’un lac, et elle répète ce fragment de conversation qu’elle entend entre eux. D’après un autre texte (20), Arva est le nom martien du Soleil.

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