‹ Des indications du forceps: d'après une statistique de la maternité de l'hôpital Beaujon de 1897 à 1911Chapitre 4 sur 79 · SL · texte numérisé non relu

SL

De tout temps, on sentit la nécessité, devant les difficultés de certains accouchements, d’aider la nature en pratiquant des tractions sur le fœtus ; mais, il faut aller jusqu’en 1600, pour voir un instrument véritablement pratique, bien qu’encore fort imparfait, faire son apparition dans l’art des accouchements : le forceps fut, en effet, inventé par Peter Chamberlen, vers cette époque. Le progrès accompli était dû à ce que les deux branches croisées de linstrument étaient séparables et présentaient une courbure pour la tête fœtale. Longtemps, il resta un secret de famille. Mauriceau ayant entendu parler des succès obstétricaux des Chamberlen, fit venir en France, Hugh Chamberlen et l’invita à terminer un accouchement jugé impossible naturellement; celui-ci échoua et repartit en Angleterre avec son secret. En. 1699, il se retira en Hollande et vendit son instrument à Roonbuysen qui l’exploita et le propagea dans son pays. Ce forceps possédait des manches courts limitant son. champ d'action à la partie inférieure du canal pelvi-génital ; pour lui permettre d’agir à la partie supérieure de l’excavation, il fallait allonger les manches, mais aussi, conformer le forceps à la courbure de la filière pelvi-génitale ; c’est ce que fit Levret, en 1945. Son forceps, plus long que le précédent, présente une courbure suivant ses bords ; mais, avec cet instrument, en tirant sur les manches, on comprimait forcément la tête fœtale, premier inconvénient ; deuxième inconvénient, on

n'avait aucun guide pour permettre de tirer dans

Et 6

Page 1