‹ Des indications du forceps: d'après une statistique de la maternité de l'hôpital Beaujon de 1897 à 1911Chapitre 6 sur 79 · INDICATIONS CLASSIQUES DU FORCEPS · texte numérisé non relu

INDICATIONS CLASSIQUES DU FORCEPS

On a pu diviser les indications du forceps en deux grandes classes, suivant qu’il y a lieu d'intervenir rapidement, un danger menaçant la vie de la mère ou celle de l'enfant, ou que l'intervention est moins pressante, la mère et l'enfant ne courant aucun danger immédiat.

Certains accoucheurs, redoutant particulièrement le forceps, ne reconnaissent comme indication de son emploi que les cas d'urgence, tels que :

Du côté de la mère : éclampsie, hémorragie grave, maladie sérieuse produisant l’asphyxie ou l’asystolie ; |

Du côté de l’enfant : procidence du cordon, expulsion de méconium (sauf accouchement par le siège, bien entendu), ralentissement des bruits du cœur.

Ils rejettent l'intervention dans les cas où elle peut être différée, sans mettre en périlimmédiat l'existence de la mère ou du fœtus; mais cette attente présente de sérieux inconvénients pour l’une et pour l’autre, de telle sorte que l’accoucheur mettant en parallèle,

d’une part le danger du forceps, d’autre part les indications qui peuvent résulter de la prolongation du travail, diseute l'indication du forceps. Ces différentes causes sont: l’inertie utérine; la disproportion entre le fœtus et la voie à traverser, soit qu'il existe un fœtus trop gros ou un rétrécissement du bassin; une anomalie dans les temps de l’accouchement (défaut de rotation ou de flexion de la tête fœtale) ; enfin, toutes les fois que l’accouchement n’est pas terminé spontanément, deux heures après l'achèvement de la dilatation, précepte utile autrefois par crainte des accidents fébriles, mais qui doit être très modifié aujourd’hui, nous verrons plus loin pour quelles raisons.

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