‹ Des Injections de Formol dans le Traitement des Suppurations LacrymalesChapitre 15 sur 21 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Tirée des Annales d'Oculistique (juillet 1893) (M. Valude).

« Un homme atteint d’une dacryocystite à suppuration franche,

« abondante, était en même temps porteur d’une cataracte. Pen-

« dant quelques semaines, je m'attachai à tarir la sécrétion « lacrymale, et après y avoir réussi, je pratiquai l’extraction du « cristallin en totalité avec la curette, car il s'agissait d’une « cataracte adhérente. Je saupoudrai la plaie d’iodoforme, et, le « quatrième jour, j'eus le plaisir de trouver la plaie en parfait « état. Cette situation me causait d'autant plus de joie que la

suppuration du sac, sous le bandeau, élait revenue avec son

« abondance première. Comme je terminais le nettoyage de l'œil, « mon malade, d’un mouvement un peu brusque, rompit la réu- « nion de sa plaie, et je me pris à redouter de nouveau et « encore davantage l'infection, avec une plaie ouverte dans une « conjonctive baignée de pus. Je décidai de lui instiller, et plu- « sieurs fois par jour, des gouttes de formol à 1/100. La plaie « (est-ce par ce moyen ?) fut préservée de l'infection, et la gné- « rison se fit normalement, ce qui élait d'autant plus nécessaire « que le malade, opéré autrefois et en dehors des Quinze-Vingts « de l’autre œil, avait perdu celui-ci par un véritable phleg-

« mon.

« Ce qui est important dans cette observalion est la constata-

AMBLARD Ô

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