‹ Des institutions de bienfaisance publique et d'instruction primaire a Rome, essai historique et statistiqueChapitre 59 sur 78 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

nu SUBSIDE ECCLÉSIASTIQUE.

La congrégation du Subside ecclésiastique fut créée

sous l’invocation de la Sainte- Conception et des apdtres Pierre et Paul , parle prêtre D. Pietro Mire, l’an 1747, dans l'église de Saint-Étienne à la piscine, où elle est revenue depuis peu , après avoir été attachée quelque temps à la chapelle de Sainte-Ursule-et -Catherine a toide’ specchi. Elle se compose de douze prêtres séculiers qui prennent soin d’autant de pauvres clercs romains étudiant à l’université, et viennent à leur secours en donnant à ces jeunes gens deux fois l’année, àNoëletà lafêtede Saint- Pierre, dix, douze ou 1 5 écus , suivant les forces de l’œuvre et le mérite des étudiants. Chaque prêtre exerce en outre sur le clerc confié à sa tutelle , la plus tendre et paternelle surveillance , dirigeant sa conduite morale , s’informant de ses progrès dans ses études, et par dessus tout, cherchant à découvrir s’il est réellement appelé par Dieu à l’autel et s’il a vraiment l’esprit ecclésiastique. Dès que l’un des clercs est devenu prêtre, il cesse de recevoir un secours qui passe au premier inscrit des surnuméraires. Ceux-ci ne sont point, en attendant, abandonnés à eux-mêmes et deux prêtres coadjuteurs les |)rotégent et les surveillent. Tous ensemble .se livrent à divers actes de piété dans l’église de Saint - Étienne où on leur fait aussi débiter de petits discours revus par leur i>atron , pour essayer et développer leur talent de prédicateurs ; ils font encore le catéchisme dans leurs paroisses respectives. Le doyen des j)rêtres préside les réunions, un autre est camerlengo, chargé de l’administration des revenus, un autre secrétaire.

I). Miré exerça pendant quarante ans cette œuvre admirable, et pour qu’elle ne put manquer après lui, faute

de ressources , il fit donation entre-vifs à ses chers étudiants, de tout son avoir, chanoine de Saint-Laurent I). Cesare Storace, laissa au Subside ecclésiastique un capital de mille écus, dont les intérêts doivent être affectés au soutien d'un clerc, à la condition qu'il ira tous les dimanches enseigner la doctrine chrétienne à l’hospice de Tata-Giovanni , et figurera au chœur de Saint- Laurent.

Les revenus de l’œuvre vont à 400 écus.

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