CHAP. XV. — LE DROIT DES GENS
et que la plupart des gouvernements sont aux prises avec cette redoutable alternative, la sphère du droit des gens s'est foi^t agl^abdie,- et la politique extérieure est appelée à prendre en considération des faits et à résoudre des problèmes bien plus compliqués que ceux dont elle se préoccupait jadis. Aux questions d'étendue ou fle configuration territoriale, d'équilibre européen, de liens politiques ou dé rapports commerciaux, vienneht be joindre aujourd'hui celles que soulèvent les relations des gouvernements avec , leurs peuples^ les droits mutuels du pouvoir et de la liberté dans les divBn^ États, les luttes intestines des partis, la variété de leurs principes, de leum forces et de leurs chances de succès. La politique extérieure ne peut se dispenser de regarder avec soin à tous ces faits et d'en tenir grand compte dans son attitude et ses résolutions. L'appréciation du régime intérieur des États^ de ses troubles, de ses vicissitudes, la comparaison des droits des princes et des droits des peuples, et