‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 49 sur 125 · CHAPITRE VÎII. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VÎII. l

Je crois parfaitenient, comme on a fini par s'en apercevoir, que le moyen âge , en tenant compte des élëments sociaux du temps, a été Tère d'un véritable gouvernement représentatif, beaucoup plus sincère et plus efficace, plus sérieux et même plus populaire que tout ce qu'on a imaginé depuis. Ce qui a fait la force et la durée du système représentatif en Angleterre est précisément ce qu'elle a conservé du moyen âge dans ses lois et dans ses mœurs. Dans ce pays, et seulement dans ce pays , la monarchie limitée du XIII* siècle a été transmise intacte au xvii*'. Mais, d'un autre côté, elle n'a conservé dans sa vie politique la liberté, la dignité, l'énergie, tout ce qu'il y avait de bon et d'utile dans le moyen âge, que grâce à ces institutions parlementaires qu'on réprouve, grâce à cette division des pouvoirs qu'on proscrit, grâce à cette influence réglée de l'opinion publique qu'on appelle factice et dangereuse. Dans un siècle de servitude, les Anglais avaient la liberté; voilà pourquoi ils ont aujourd'hui l'ordre dans un siècle d'anarchie^.

Je soupçonne beaucoup ceux qui admirent aujourd'hui la féodalité et le moyen âge, de les connaître fort peu : car je remarque qu'ils les louent avec aussi peu de discernement que leurs prédécesseurs en mettaient à les critiquer. Us semblent croire que les rois de cette époque étaient en général des saints, ne voulant que le bien, entourés du respect et de l'obéissance de tous, et que leurs

' Macaulat, Histoire de la ré\*oluiion de 1688. > Id., ibid.

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sujets ne pensaient qu'à e^^écutçr dQcilement leur» volonté^. Hien 4e moins ei9Ct : il y A eu, p^qdaqt tout le moyen âge, une lutte permapçnt^ ^t tvèfr prqnonpée entre le bien et )e mal. Comme ee§ deux courants qui, arrivant en sen$ confraire du pord 9t du midi, $e rencontrent ^ou^ le^ WMFS de CopifMin^ tinoplci se côtoient, s'entre-^mél^nt, et, en sq partir géant les efTorts ^i ]e^ périls de§ pavipateiinit ^tit* plissept le détroit du ^Qsphore; ainsi q§s d^lP^ forces éternellement ennemie^ remplissent de leur lutte les annales du pioyen âge, De (FPP bonne h^ure le mal Temporta, et il finit par infecter et par refouler le torrent de vjç pur§ et sainte q^i décpplait des çatapombe^, e\ qyij, pendant plusieurs sipgles, av^it reconv^rt rciurppe

des flots du géni^ et de rentbQH4i.9^rpç chrétien*

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pipyen Agç jusqu'à sa fin, et qui p'ptftU aiitra qHP Ip cajbplipisme, il y avait nn esprit politique bipn

p?ractprisé, §t qui, «ous ppe fprnîp sristoeratiqpe, avait eopstitHP partput pn vast^ sysif paç de garanties et de restrictionjf jp^poségs aH)( chef» h^rédjr taires PH électifs dp§ ijatiPOSt i-e elppgé, la pob|ps^@ fépdale, les pprpor^ljpps çQiHfnerçaPtes,

muniçipsips, rprales, mille prjvilégpsi ipillç ^^t^gé ti^ditlQnnels , tenaient l'aptprité coîpipiB pplfip^

d^n» des lipns ippxtriçaW^s. f.ps «bps dp pppvpîr étaippt fréquents} mais |a çopfiscalipp nbsplpfi de tppjj les popvoirs p?r pp ^pul, j» persgppifiqitJQP

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dication de toutes les volontés au profit de celle du mattre, tout cela était inconnu et iippossjble.

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