‹ Des intérêts catholiques au xixe siècle (volume 4)Chapitre 24 sur 70 · CHAPITRE III. 6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 6l

tomber. Qui foveam fodity incidet in eam; et qui statuit lapident proximo , offendet in eo ; et qui Ici" queum alUponity peribit in illo '.

L'un des plus grands coupables de notre temps a dëfîni un jour le libéralisme ainsi qu'il suit : C est la philosophie aux araires. En vérité! Alors la philosophie mérite bien l'arrêt que prononçait contre elle Frédéric II , en disant que , s*il avait une province à punir, il la donnerait à gouverner aux philosophes. Ces philosophes et ces libéraux ont si bien conduit les affaires, que deux fois en un demi-siècle leur svstème a abouti à l'abdication et à la suppression possible de tout droit et de toute liberté , et cela aux applaudissements des honnêtes gens effrayés! Oui, deux fois en cinquante ans, les peuples, désabusés pour un temps par l'excès du mal, et épouvantés par les secousses de la machine sociale, ont jeté la liberté garrottée aux pieds d'un mattre absolu. Telles sont, à l'heure qu'il est, les conquêtes de 1789 : tels sont les triomphes de ce qu'on a osé appeler la raison et la sagesse modernes, et qui n'était autre chose qu'une odieuse révolte de l'orgueil et de l'envie contre Dieu et contre la nature des choses. En présence d'une catastrophe si imprévue, mais si méritée, le chrétien, sûr d'en connaître le sens et la cause, ouvre les livres saints, et y trouve l'histoire d'hier, racontée depuis quatre mille ans par Job et par Salomon.

Qui dixerunt Deo : Recède a xfOBis et scien-

^ EccU.f XXVII, 19,30.

6a DES INTE^IÊTS iCA^^pLIQUES.

TIAM VIA]afJ]M[ T13ABUM WOLUMUS... eruilt sicut pO-^

leœ antefaciem vefUi, et siçutfanlla quam tarbo cUspergit ' .

Irdquitates suas çapiunt impium... Ipse morietur,

QUIA. IfOir HABET DISCIPLINAM, ET Ilf MULTITUPINE STULTITIJp SVM DECipiETXjp *.

Or, je préten4s qjue Favortement complet du faux libéralisme , qui a été depuis §i Ippgf^ipps le rival ou Fadversaire du catholicisme, crée ppiff l'Église la p^jifs grande si^u.9tipn qu'op puisse f*éver poure}le,et que, debout et invpjperable entre le protestantisme ippuissanf et la mpnarchîp vacillante, sur les ruines de la raisop insi^rgée e^ de la fausse liberté, elle devient, aux yeux de toujt juge impartial et sensé, ]aL plus grande, pour pe pas 4îre la force unique des temps actuels.

Afais de ce que la raison, égarée par de faux s^es, est confondue et humiliée; de ce que la liberté, trahie et souillée par de faux libéraux, semble temporairement supprimée , en faut-il conclure que les catholiques doivent renier la raison et sacrifier la liberté? Tout au contraire! J'ose dire que c'est le moment de les recueillir avec respect, de leur rouvrir l'asile inviolable où l'une et l'autre peuvent se réfugier, se purifief, se refaire, s'occuper de leurs blessures, panser et guérir leurs plaies sous l'aile de la foi catholique.

Le problème de l'alliance du catholicisme avec la raison, avec la raison libre, malgré la conscience de son infirmité, e\ humble, malgré le sou-

« Job, XXI.

» Proverb.^ V.

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