‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècleChapitre 38 sur 52 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

rite, qui vont à la recherche de quelques pauvres âmes , qu’il s’agit de dérober à la fièvre du gain et de préserver d’une ruine éternelle.

Partout cette race immortelle pullule, si j’ose m’exprimer ainsi, avec la même rapidité que les misères et les infirmités de l’homme, embrassant dans sa vaste étreinte toutes les Forces et toutes les faiblesses de la nature déchue et rachetée, elle est plus vieille que toutes les constitutions, plus neuve et plus féconde que toutes les utopies ; elle renouvelle, elle maintient, elle applique toutes les ressources qu’ont produites et le génie du moyen âge et la rassurante fécondité de la charité contemporaine, depuis les nobles filles de sainte Scolastique et de sainte Claire, jusqu’à ces petites sœurs des pauvres, inventées par une servante bretonne, à l’effet de recueillir les délaissés de la charité régulière, et de se nourrir des restes, non de la table des riches, mais de la desserte des pauvres. Il y a cinquante ans , pas une seule religieuse ne se montrait sur le sol de la France; aujourd’hui , on voit apparaître leur cornette bianche, leur visage riant , leur regard pur et calme, dans chaque ville, dans chaque bourgade, à l’ombre de tous les clochers, sur le seuil de toutes les écoles, de tous les hospices, partout où il y a une larme à essuyer, une mi—

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