PREMIÈRE PARTIE
de registres publics les diverses autorités des lettres de Célius dans Cicéron ', de Sénèque de Juvénal 3 , de Suétone, qui avait consulté les actes de naissance de Tibère et de Caïus 4 ; Apulée 5 , Capitolin G , le Digeste ?, etc. Ces textes, réunis alors par Juste Lipse, le sont encore par tous ceux qui parlent des actes civils chez les Romains. Il faut toutefois y joindre, entre autres passages, les deux mentions que fait Polybe des états dressés par les nations italiennes de tous les hommes en âge de porter les armes 8 , et qui, comme les lois annales pour les magistratures, supposent la tenue régulière de registres de naissance ; l’endroit de Dion Cassius où il est dit que, lorsque le second fils de Livie fut rendu à son père Tibé-
Gordian., c. \. On peut voir, sur ces deux témoignages de Capitolin , H.-J. Arnt/.enüis , Acl. socictatis Rheno-trajectinœ, t. I, p. 146. Voy. aussi Lampride, Anton. Diadum., c. 0 .
' Cic., Epist./am., VIII, 7.
1 Sén., de Benef., III, 16.
3 Juv., II, 1 36 ; IX, 84.
4 Suét., Tiber., c. 5 ; Calig., c. 8 et 36 .
5 Apolog., pag. 577, t. II, Oudendorp.
* Loc. cit. ,
7 XXII, 3 , 29; XXVII, I, a, etc.
8 Polybe, II, a 3 , ànoYpaoai twv sv t«îç IjXoctai;, et II, a/*,
xorrctYpsKpai'.
rius Néron par Auguste, celui-ci ordonna que le fait fût constaté dans les actes l ; le texte du grammairien Servius , qui atteste , comme Capitolin, qu’on inscrivait les naissances au temple de Saturne a ; la phrase de Suétone où le registre des décès est appelé ratio Libitinæ 3 , et la Chronique d’Etisèbe traduite par saint Jérôme, où le même registre est nommé simplement ep/iemeris L
Distinguons ensuite les actes du forum, fo~ rensia; et dans ces actes, ceux du pouvoir populaire, et ceux des tribunaux.
Les premiers, semblables à ces pièces officielles dont les républiques grecques conservaient le dépôt, ^ïîfAo'mot ypa^ftara 5 , comprenaient les lois, les plébiscites, le résultat des élections dans les comices, les édits ou proclamations des tribuns,
1 Dion, XLVIII, 4 4 > é? ti 6 Trouvé [x«Ta , ce qui ne veut pas dire in sua commentaria , comme on lit dans la traduction latine, trop fidèlement suivie par R. Wilmans, de Dionis Cassiifontibus , Berlin, i836, p. ai.
1 Serv. ad Georg., II, 5o2.
3 Suét., Ner., c. 3p.
4 Chron. d’Eusèbe, époque de Vespasien, éd. de i658, p. i63.
5 Démosthènc, de Cor., c. 17, p. 2/J3» éd. de Reiske; Esehine, adv. Ctesiph., c. 10, p. 375, éd. de Taylor; c. a8, p. 394, etc.