TIBÈRE
An de R. 767 , de J.-C. 1 4 -
Livie, mère de Tibère, surpassa toutes les femmes en vanité : lorsque les sénateurs, lorsque des gens même du peuple se présentaient chez elle pour la saluer , elle les accueillait toujours , et avait soin que les journaux publics donnassent leurs noms. Djon, LVII, 1 1. — ■ v. p. 189.
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386 ACTORUM D1URNORUM FRAGMENTA.
Matrem Antoniain non apucl anctores rerum, non diurna actorüm SCRIPTURA , reperio , ullo insigni offîcio functam ; quum , super Agrippinam et DrusuiTi et Claudium, ceteri quoque consanguinei no- .miuatim perscripti sint. Tacitus, Armai., III, 3 . — v. p. 184.
Circa ann. U. C. 776, J.-C. » 3 .
Kaxà Si xov ^povov xoûxov xal oxoà peyiCTTi ev xij Pûu.Ti , tmiSri értpoxXivÀs ÈyÉvsxo, ûaupiaaxov Sy xiva xpaTCOV wpôwÔn. ÀpyiTÉxxwv yàp xi;, où xà ovou.a oùÎeIç ol£e (x7Î yàp ÔaupLaxoïîoua aùxoù odowi'ca; 6 Tiëepioç, oùx sir£xp£<J/£v aùxô i; xà ÛTCO[i.vop.aTa Ècypaipüvai) , ouxo; oùv 6<m; tcote ùvopta^exo , xou; xs Ùf>j.û,to'jî ocùrrj{ TC£pi£ xpaxu vaç, wcxe p.r, cuyxtvr.Ô^vat , xal xô àoitcov tc«v tcoxoiî XExai îji.axiot; TCxyeGi TC£piî.aêwv, c^oîvotç x£ TCavxayoÔEV aùxYjv Siéàriot , xal è; X'ov àoyatav É'àpav , àvôpwtcoi; xe tccAIoIî xal p-Tyavopiacrtv wxdiiEvoç, èTCavui'yaye. D10, LVII, ai. — v. p. 189, 246,257.
Kal yàp et £v aTCOppTî'xw xtç xal tcçoç eva Su XÉyÔvi xi, xal xoùxo £^7ip.ool£’j£v , wiTXE xal £4 xà xotvà u tco p.vrîp.axa Èoypa'çEoâai. Kal tcoXXoxiç a pt,7)à’ eîtce xiç, w; eipïipiva, ii wv éaoxü <juvy$ei, TCpooxaxetj/euàexo , ôtcwç àç
FRAGMENTS DES JOURNAUX ROMAINS. .387 An de R. 773 , de J.-C. aO.
Ni les historiens , ni les journaux du temps ne forit mention d’Antonia, mère de Germanicus, dans le récit des cérémonies funèbres en l’honneur de son fils, quoique les noms d’Agrippine, deDrusus,de Claude, y soient accompagnés de tous ceux des autres parents. Tacite, Annales , III, 3 . — v. p. 184.
Vers l’an de R. 776, de J.-C. a 3 .
C’est alors qu’un grand portique de Rome, qui avait penché d’un côté, fut redressé merveilleusement par un architecte dont le nom est resté inconnu; car Tibère, envieux du génie de cet artiste, ne permit pas qu’il fût nommé dans les actes. On sait du moins, quel que fût son nom , qu’il commença par affermir sur tous les points les fondements du portique , pour qu’ils 11e pussent s’ébranler ; qu’il revêtit ensuite lés murs de toisons et de matelas épais , et qu’après avoir attaché des cordes à tout l’édifice, il parvint, à force de bras et de cabestans , à lui rendre son ancienne position. Dion, LVII, ai. — v. p. 189, 246, 257.
Si quelqu’un avait mal parlé de Tibère en secret , ne fût-ce qu’avec une seule personne , Tibère le savait, et il insérait même dans les journaux publics de
qu’on avait dit. 11 allait jusqu’à publier ainsi des
388 ACTORUM DIORNORUM FRAGMENTA.
SixaiotaTa ôpyfyoôat vofucCletï). Io., LVII, a 3 . — v. p. 1 89.
[A. d. iv id. januar .) Scd super omnia in nostro ævo, actis populi romani testatum, Appio Junio et P. Silio coss. , quum animadverteretur ex causa Neronis Germanici filii in Titium Sabinum et servitia ejus, unius ex lus canem nec a carcere abigi potuisse, nec a corpore recessisse abjccti in gradibus gemitoriis, mœstos edentem ululatus , magna populi romani corona : ex qua quum quidam ei cibum objccisset, ad os defuncti tulisse. Innatavit idem cadaver in Tiberim abjecti sustentare conatus, effusa multitudine ad spectandum animalis fidem. Plinius, VIII, 61. — v. p. 18a.
É{ re yàp tô ÿeopuoTVjpiov d 2a£tvoç aùôr.fitpôv xaTe- TtÔY) , xal [ter* touto âx pértoç ipôapio • to rt cwp.a aÙTOù xaxà twv àvaëacjiüiv , xal i( tôv rotaaôv eve-
êXvtfb). ÈàavwGE iitl izXéov to îraôoî aùrou xuwv nç tou 2aCtvou , cuvtiotXôwv Tt aÙTü to oïxrtpux , xal àrcoÔa-
FRAGMENTS DES JOURNAUX ROMAINS. 38g choses qu’on n’avait pas dites , mais dont il savait bien
qu’on pouvait l’accuser; et cela , pour faire paraître cq& , . vengeances plus justes. Id., LVII, a3. — v. p. i 8 g.
An de R. 781 , de J.-C. a 8.
( 10 janvier .) Le plus bel exemple du dévouement des chiens pour leur maître est celui qu’attestent de notre temps les actes du peuple romain, sous le consulat d’Appius Junius et de P. Silius. Lorsque Titius Sabinus, pour avoir été l’ami de Germanicus, fut condamné avec ses esclaves, le chien d’un de ceux-ci ne put être écarté de la prison; et il accompagna le corps aux gémonies, poussant des hurlements lamentables, en présence d’une foule de peuple.
On lui avait jeté un morceau de pain; il le porta à la bouche de son maître. Et quand le cadavre fut précipité dans le Tibre, il s’y élança lui-même, essayant de le soutenir sur l’eau, tandis qu’on venait admirer de toutes parts un auimal fidèle. Pline, 7111, 61 . — v. p. 182.
Sabinus fut mis en prison le jour même, et bientôt on le fit périr sans jugement. Son corps fut traîné aux gémonies et jeté dans le Tibre. L’odieux de cette catastrophe s’accrut encore par l’attachement d’un chien de Sabinus, qui ne le quitta point dans la pri-
3go actoiutm munrronuM fragmenta.
vovti irap «[Aeîvaç, xal t&o; xal èç tov iroTaii.ov guvsitireatov. Dio, LVIII, t. — v. p. i83.