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donné lieu à bien des confusions de la part d’un certain nombre d'auteurs qui ont voulu l’étendre outre mesure,
Aussi avons-nous cru faire œuvre utile, en esquissant, sur les conseils de notre excellent maître, M. le professeur agrégé M. Denucé, une étude d'ensemble de ce groupe, étude qui n’existe pas encore dans la littérature médicale.
Nous n’avons ni la prétention d’être original, ni l’orgueilleux désir de faire oublier par cette courte monographie les travaux de nos devanciers. Beaucoup plus modestes sont nos intentions, et nous nous estimerons parfaitement heureux, entièrement récompensé de nos efforts, si nous réussissons à être assez clair et assez méthodique dans l'exposé des faits, le choix etla discussion des observations, pour rallier à l’opinion que notre maître a été l’un des premiers à soutenir en France, tous ceux que la question intéresse.
Pour atteindre ce but, nous avons divisé notre travail en trois parties :
Dans la première, nous rappelons les notions d’embryogénie indispensables pour bien établir la théorie pathogénique que nous défendons, et donnons une description sommaire mais complète du canal thyro-lingual.
Dans la seconde, nous basant sur quatre observations inédites, si complètes qu’elles méritent bien le nom d’observations fondamentales, nous nous efforçons de démontrer qu’un certain nombre de kystes situés à la base de la langue, au-dessus et au-dessous de l'os hyoïde, ont une origine commune et se développent aux dépens du canal
thyro-lingual anormalement persistant en l’un quelconque
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des points de son parcours. À la suite de cette discussion pathogénique nous avons placé trente-sept observations ; les unes inédites, les autres recueillies dans les divers mémoires français et étrangers que nous avons pu consulter,
Dans la troisième enfin, nous avons tenté d’esquisser sur ces tumeurs congénitales un chapitre de pathologie que nulle part nous n'avons trouvé complètement écrit.
Nous ne nous dissimulons ni la difficulté de notre tâche, ni les omissions involontaires que nous avons commises, ni les imperfections de toutes sortes qui peuvent se rencontrer au cours de ce travail. Aussi faisons-nous appel à toute la bienveillance de nos juges, espérant qu'ils ne nous la refuseront pas en raison même de l’excellence de nos intentions. |
Avant d'entrer dans l’étude de notre sujet, qu’il nous soit permis d'adresser à nos maîtres de Bordeaux, et plus particulièrement à M. le professeur Lannelongue et à M. le professeur agrégé M. Denucé, l'expression de notre très vive gratitude. De leur précieux enseignement, de leur exquise bienveillance, et surtout de leur haute probité scientifique, nous garderons toujours le souvenir le plus charmé.
M. le professeur agrégé Princeteau, chef des travaux anatomiques à la Faculté de Médecine, chirurgien des Hôpitaux, à la bienveillance duquel nous devons deux de nos plus intéressantes observations, a également droit à toute notre reconnaissance ; qu’il veuille bien en agréer l'expression. Le
Nos excellents amis, les Dr Sicard, L. O’Zonx, chef