‹ Des Kystes Séreux du PancréasChapitre 18 sur 23 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Nous diviserons ce chapitre en trois parties. Dans un premier paragraphe, nous rechercherons les caractères extérieurs des kystes séreux, leur aspect macroscopique etles rapports qu’ils affectent aves les organes voisins.

Une deuxième partie sera consacrée à l’étude de la substance pancréatique dégénérée. Enfin, en dernier lieu, nous étudierons le contenu des kystes.

[. — Caractères macroscopiques. — Les kystes pancréatiques se présentent à l’autopsie sous deux aspects différents, suivant qu'ils sont uniloculaires ou mulliloculaires. Les kystes séreux uniloculaires paraissent plus rares que les autres. Lorsqu'ils existent, ils sont ordinairement volumineux et peuvent acquérir la grosseur d’une tête de fœtus de neuf mois (Le Dentu, Gross). On se trouve alors en présence d’une tumeur arrondie, lisse, à parois membraneuses, fermes et résistantes (Le Denlu, Gross, Goodmann), au travers desquelles il est possible de percevoir de la fluctuation. A l’intérieur de ces grandes cavités, les parois sont tantôt lisses, tantôt entrecoupées par des brides fibreuses, ou bien revêtent un aspect grenu de coloration rosée (Le Dentu).

Les kystes multiloculaires qui semblent se rencontrer plus fréquemment que les précédents, ont un aspect tout différent. Nos observations Iet IT en sont de beaux exemples.

Le pancréas est gros, irrégulier, bosselé ; l’ensemble de la tumeur peut acquérir le volume des deux points. Les plus gros kystes qui entrent dans la composition de ces tumeurs atteignent ordinairement la grosseur d’un œuf de poule, les plus petits sont moins gros qu'un pois. Tous les intermédiaires se rencontrent. La face interne des plus grandes cavités est le plus souvent lisse; celle des petites peut présenter des brides et des cloisonnements incomplets. Thiroloix et du Pasquier signalent, entre les kystes, une transformation du parenchyme en tissu spongieux el résistant,

Que les kystes soient muloculaires ou multiloculaires, ils s'accompagnent fréquemment d’une dégénérescence eraisseuse des plus manifestes (Hagenbach, Thiroloix et du Pasquier, Lediberder).

Nous n'avons trouvé que trois observations faisant mention de l’état des ganglions lymphatiques de la région. Dans deux de ces cas (0bs. I'et IT), ils ont été trouvés sains; dans le troisième (Obs. IV), ils étaient hypertrophiés.

Le plus souvent, les kÿstes ne contractent pas d'adhérences avec les organes voisins. Cependant, dans le cas de Gross (Obs IX), la Llumeur adhérait au foie, et, dans celui de Janeway (Obs X), au colon transverse et au duod énum.

[. — Etude de la Substance pancréatique dégénérée. —

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