‹ Des Kystes Séreux du PancréasChapitre 4 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La pathologie du pancréas, ignorée d’abord, puis lonztemps négligée, semble être entrée, de nos jours, dans une voie nouvelle et vraiment scientifique. On s’explique facilement les difficultés auxquelles ont dû se heurter de tous temps les médecins dans létude des maladies d’un organe dont l’action physiologique n'était qu'imparfaitement connue ; aussi doit-on savoir gré aux savants expérimentateurs qui ont déterminé d’uae façon à peu près définilive le rôle du pancréas et ont ainsi permis aux cliniciens d’édifier sur des bases solides.

M. le D' Lancereaux avait depuis longtemps indiqué les relations qui existent entre les lésions du pancréas et certaines formes de diabète maigre. MM. Mikowski et von Mehring, Lépine, Thiroloix, ont confirmé et expliqué

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me Ta expérimentalement ces importantes remarques. En plus des trois fonctions principales du pancréas dans l'acte de la digestion (action sur les malières amylacées, sur les albuminoïdes et.sur les matières grasses), leurs expériences ont déterminé une nouvelle fonction de cet organe en montrant son rôle régulateur dans la consommation du sucre.

Ces intéressants travaux sont venus donner comme un altrait nouveau à l'étude des affections du pancréas et ont déjà été le point de départ de plusieurs publications. Mais il faut bien avouer que ces maladies sont rares et que plusieurs d'entre elles, lorsqu'elles existent, pouvent passer inaperçues.

Cette vérité s'applique surtout aux kysles pancréatiques et plus particulièrement aux kystes séreux de petit volume, qui sont susceptibles de rester ignorés pendant la durée de la vie et de n'être découverts par le médecin qu’à l’autopsie d'individus ayant succombé à une autre affection.

Nous avons eu la bonne fortune d'observer un cas de ce genre à l’Hôtel-Dieu, dans le service de M. le Dr Lancereaux, Notre vénéré maïtre voulut bien attirer notre attention sur cette intéressante autopsie et c’est encouragé par lui que nous en avons fait le sujet de notre thèse inaugurale.

Notre tâche présente assurément de grandes difficultés, et d’autres, plus expérimentés que nous, seraient susceptibles d'exposer une question aussi délicate avec beaucoup plus d'autorité qu'il ne nous est permis de le faire. Nous réclamerons donc à l'avance toute l'indul-

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gence de ceux qui nous feront l'honneur de lire ce modeste travail.

Mais, avant d'aller plus loin, qu'il nous soit permis d'exprimer notre profonde reconnaissance à tous les maîtres qui nous ont guidé dans le cours de nos études médicales.

Nous remercions vivement M. le professeur Cornil du grand honneur qu’il nous a fait en voulant bien accepter la présidence de cette thèse.

Que nos maîtres dans les hôpitaux, MM. les professeurs Tillaux, Le Fort, Pinard, ainsi que MM. les D" Lancereaux et À. Robin, recoivent ici l’assurance de notre respeclueuse gratitude.

Nous ne saurions oublier non plus M. le D' Roux, de l’Institut Pasteur, M. le D' Dehenne, professeur libre de clinique ophthalmologique et M. le D' Louis Guinon, qui n'ont cessé de nous prodiguer leurs bons conseils pendant notre séjour à l'Ecole.

Nous sommes heureux de nous rappeler un bon souvenir de MM. les D'° Potherat et Regnauld, nos premiers maîtres d'anatomie, dont les lecons nous furent si profitables.

Nous remercions M. le D' J. Thiroloix et M. du Pasquier, interne des hôpitaux, qui ont bien voulu nous aider de leurs conseils dans l'élaboration de ce travail.

Enfin, qu'il nous soit permis de témoigner notre reconnaissance à nos excellents amis ,Emile Delaroche, Arthur Maluski, Maurice Pinault, Aug. Saulay, dont le gracieux concours nous à été si précieux pour la traduc-

tion des auteurs étrangers.

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