INTRODUCTION
L'analyse volumétrique tend à remplacer l'analyse pondérale aussi souvent que cette substitution est possible. Le matériel restreint mis en œuvre et surtout la rapidité extrême des manipulations justifie suffisamment cette faveur.
S'agit-il cependant d'une analyse rigoureuse, le chimiste, en général, lui préfère la méthode par pesée. En effet, l’évaluation précise de poids très faibles se fait aisément au moyen de la balance. Et pourtant n'est-il pas aussi facile de mesurer des volumes avéc une précision absolue, si l’on parvient à éviter les causes d’erreur pouvant en entacher l'exactitude ? Nous le pensons ainsi.
L'analyse volumétrique dérive, en fait, d’une mesure pondérale, puisque les liqueurs titrées ont pour base un poids déterminé de la substance constituant le réactif. La prise d'essai de cette substance est dissoute dans un volume fixe de liquide et dès lors, si l’on tient compte des causes pouvant faire varier ce volume, pourquoi la mesure n’aurait-elle pas la précision de la mesure du poids ?
Le titre d’une liqueur en bon état de conservation ne peut se modifier que sous l'influence des variations de température. On le sait, les liqueurs titrantes doivent être préparées toujours à la température de 1 s’. À ce point, elles fournissent des résultats rigoureusement précis; mais on le comprend sans peine, elles ne s’ytrouvent que très exceptionnellement. La température des laboratoires peut, en effet, descendre
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VIN bien au-dessous de 15° en hiver, alors que pendant la saison chaude et les divers foyers de chaleur aidant, il n'est pas rare de lavoir atteindre et même dépasser 3 s°. Dès lors, les liqueurs d'épreuve se trouvent soumises à des variations de volume dont le résultat évident est la modification de leur titre.
Convaincu que l'étude de ces variations pourrait être utile à la pratique des essais volumétriques, nous avons recherché par demi-degré la dilatation des liqueurs employées couramment en chimie analytique. Nous avons établi ainsi leurs coefficients de dilatation de ; en $ degrés de 5° à 3 5°.
Les données que nous avons obtenues permettront, le cas échéant et par une simple correction, deramener cesliqueurs à leur titre réel. D'autre part, leur préparation n’exigera plus une température fixe, toujours difficile à obtenir; en effet, lorsqu'on opèrera au-dessus de 15°, condition qu'on pourra toujours remplir, il suffira, après affleurement de la liqueur au trait de jauge, d’ajouter telle quantité du dissolvant que comportera la différence de température.
Pour compléter ce travail, nous devons ne pas passer sous silence une autre cause d'erreur, bien moindre celle-là, de l'analyse volumétrique ; nous voulons parler de la dilatation des divers instruments en verre employés dans le cours des manipulations. Le coefficient de dilatation des différentes qualités de verre est très minime et pour les limites de température dans lesquelles on opère, on peut admettre que l'erreur de ce fait est presque négligeable, cependant nous avons voulu en tenir compte.
Toutefois, nous indiquons plus loin le coefficient moyen de dilatation du verre établi par Regnault et avec lequel nous avons déterminé les volumes apparents des liqueurs.
Avant d'entrer dans le détail des opérations, qu'il nous soit permis, après ce court exposé, d’adresser tous nos remer-
ciements et notre reconnaissance à ceux qui, ayant bien voulu mettre leur savoir à notre disposition, nous ont aidé de leur sollicitude et de leurs conseils et nous ont guidé dans nos recherches.
Nous remercierons d’abord notre cher maître, M. Vizern, à qui nous devons l'inspiration de ce sujet. Qu'il veuille bien agréer tous nos sincères sentiments de reconnaissance et de gratitude pour tous les conseils qu’il nous a donnés et durant * les années que nous avons passées dans son officine où nous avons toujours recueilli de sa part, en même temps qu’une sollicitude toute dévouée, un enseignement tout aussi élevé. Nous sommes heureux en ce jour de pouvoir lui adresser hommage de notre entière reconnaissance.
MM. les Professeurs Caillol de-Poncy et Berg, ainsi que notre chef des travaux, M. Thourry, nous ont puissamment éclairé dans notre travail, en mettant à notre disposition, en même temps que leur science, toutes les ressources de jeurs laboratoires.
Que nos Maîtres de l'Ecole de Pharmacie de Marseille reçoivent toute la gratitude que nous avons pour eux, pour leur enseignement et leur affabilité à notre égard.
Que nos Maîtres de l'Ecole supérieure de Pharmacie de Montpellier nous permettent de leur témoigner tout notre respect pour la bienveillance qu'ils nous ont prodiguée pendant-le court séjour que nous avons eu à passer parmi eux.
Que M. le professeur Courchet, de l'Ecole de Montpellier, veuille bien croire à notre sincère attachement pour toute la sollicitude qu'il a eue pour nous.
Nous emporterons de nos années scolaires le meilleur souvenir.