LA RS
iuverse : nous avons laissé la liqueur reprendre la température de 15°. Notre appareil, sorti de la glace fondante, à été porté dans le bain à 5°, puis dans le bain à 10°, puis à l'air libre, dont la température était voisine de 15°. Nous avons ainsi noté les dilatations de la liqueur s’échauffant de 1° à 15°. Cette mesure indirecte nous a donné l’avantage d’une exactitude plus grande ; nous corrigions ainsi la cause d'erreur due à ce que le liquide mouillant le verre adhérait en partie au tube capillaire. Ce sont ces derniers chiffres qui nous ont servi à établir nos calculs et à déterminer les coefficients.
Nous nous proposons maintenant d'entreprendre cette étude dans l’ordre suivant : Nous étudierons d’abord les principales liqueurs acidimétriques et alcalimétriques, ensuite les liqueurs les plus courantes, dans l’ordre de leur maximum de dilatation. |
La première détermination que nous ferons sera celle du mercure, qui nous permettra, connaissant son coefficient de dilatation absolu {(1/5550), de calculer le coefficient de dilatation cabique‘du verre de notre appareil et, par suite, les coefficients de dilatation absolus des liqueurs.
Après un rapide exposé du mode de préparation de la liqueur en expérience, nous indiquerons les cœffcients de dilatation absolus nous ayant servi à calculer les volumes apparents et permettant au ehimiste de connaître le volume apparent réel de la liqueur au cas où il connaîtrait le coefficient de dilatation cubique du verre de ses appareils. Nous donnons une fois pour toutes la formule à appliquer dans ce cas.
Volume apparent réel = V(1æ+at) = Vkt (1)
Un deuxième tableau indiquera: dans une première co-
lonne, les températures de la liqueur de 1° à 35°; une
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deuxième colonne, les volumes apparents réduits de nos expériences pour un volume iuitial de 1000 c. c.; une troisième colonne, ces mêmes volumes calculés d’après le verre ordinaire des appareils de chimie dont Regnault a trouvé le coefficient de dilatation moyen égal au nombre de 0,0000254. Ce sont ces volumes qui pourront être consultés pour les corrections relatives aux variations de température. Comme on le verra, ces volumes diffèrent très pen de ceux donnés par nos expériences; par suite, les coefficients de dilatation des différents verres peuvent être considérées comme négligeables et le coefficient moyen peut être employé sans erreur sensible pour Ja détermination des volumes apparents.