‹ Des machines et appareils destinés à l'élévation des eauxChapitre 16 sur 74 · AC · texte numérisé non relu

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En appliquant cette expression aux pompes de la ville de Paris, Ton trouverait, dans les proportions indiquées précédemment , que la perte de force vive occasionnée par le réservoir d'air serait égale à 14,86, et la perte de travail correspondante serait de 7*" f 43 par course à la vitesse de

0 m ,5l par seconde; mais il convient d'ajouter que la perte de travail faite à l'entrée du réservoir d'air est en parlie employée à la compression de l'air, qui en vertu de son élasticité, en reslitue une grande parlie.

La régularité de l'écoulement obtenue par le réservoir d'air n'est donc pas achetée au prix d'une aussi grande consommation de travail moteur que celle qu'indiquerait la formule précédente.

41. Des machines employées aux épuisements. — Parmi les appareils destinés à l'élévation des eaux il convient de distinguer ceux dont l'usage n'est que temporaire et relatif à certains travaux, tels que les épuisements pour l'élablissement des fondations et ceux dont l'emploi et le service permanent ou régulier exigent des dispositions spéciales.

Les moyens qu'il convient de mettre en usage dans le premier cas et en particulier pour les épuisements dépendent eux-mêmes de l'importance des constructions et de la profondeur dont il faut extraire les eaux. Lorsque, par exemple, il ne s'agit que d'assez faibles quantités d'eau à élever à des hauteurs qui ne dépassent pas l m ,50 à 2 mètres l'on a recours à des moyens simples que nous allons successivement passer en revue. „

42. Baquetage. — Le procédé le plus grossier etcepcndunt le plus en usage pour les épuisements à de petites profondeurs est le baquetage , qui consiste à placer dans une partie inférieure des fondations à épuiser des hommes munis de seaux légers en osier, garnis de cuir ou de toile imperméable, comme ceux qui servent dans les incendies. Ces ouvriers remplissent le seau, l'élèvcnt et le vident dans une auge ou

dans une rigole par laquelle le liquide s'écoule au dehors. Les auteurs qui nous ont fourni des données d'expérience sur les effets de ce mode d'épuisement diffèrent beaucoup entre eux.

D'après Perronnet un homme qui travaille 8 heures par jour peut élever par ce procédé 46 mètres cubes d'eau à 1 mètre de hauteur, ce qui revient à un travail utile de

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