‹ Des machines et appareils destinés à l'élévation des eauxChapitre 2 sur 74 · LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET C · texte numérisé non relu

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riOULKVARD SAINT-GERMAIN. N* 7?

I. Des machines à élever l'eau. — L'invention et l'usage des machines à élever les eaux remontent à l'origine des sociétés, et les souvenirs de l'antiquité nous montrent l'importance que tous les peuples y ont attaché. Aussi depuis des siècles presque toutes les formes, toules les dispositions qu'il est possible d'imaginer ont- elles été connues, employées et décrites dans les ouvrages historiques ou scientifiques.

Mais s'il reste peu de chose à inventer sur ce genre d'appareils, et si la plupart des dispositions présentées comme nouvelles ne sont que des reproductions plus ou moins déguisées d'idées anciennes, il faut cependant remarquer que telle idée ingénieuse qui, à certaines époques, n'était pas exécutable, par suite de l'état des arts et des ressources dont ils disposaient, a pu devenir plus lard réalisable avec succès; nous en pourrons citer bientôt plus d'un exemple.

D'une autre part, ce qui manque à beaucoup de constructeurs pour les guider dans la détermination des bonnes pro-

2 «APPEL l>E QUELQUES PRINCIPES GÊKÉKAUX.

portions à donner aux appareils employés à l'élévation des eaux, ce sont des règles basées sur les principes de la mécanique.

Le jeu des pompes est d'ailleurs trop connu pour que j'entre dans des détails descriptifs, excepté pour des dispositions spéciales d'une certaine importance, et je m'occuperai donc beaucoup plus des principes généraux à observer dans la construction de ces appareils et des résultats des expériences qui ont été recueillis que dos divers dispositifs employés et dont le nombre varie d'ailleurs à l'infini.

La théorie de ces machines est encore trop peu répandue et l'on manque pour la plupart S'entre elles d'expériences précises, qui permettent de les comparer et d'en apprécier les résultats.

Je me propose dans celte seconde partie des leçons sur l'hydraulique d'exposer d'abord la théorie de celles des machines à élever l'eau, pour lesquelles l'application des principes de la mécanique a le plus d'importance et de faire connaître ensuite les résultats des expériences que j'ai pu recueillir ou obtenir moi-même.

2. Rappel de quelques principes. — Avant d'entrer dans l'examen des divers appareils à employer pour élever les eaux, il est hou de rappeler quelques principes généraux de mécanique et d'hydraulique spécialement applicables à ce genre de machines et que les constructeurs perdent trop souvent de vue.

5. Perles de force vive et de travail produites par les chocs. — L'eau, qui n'est pas contenue dans des vases clos, fermés de tout» s parts, peut être considérée comme un corps complètement mou, et dès lors les conclusions déduites des considéra lions sur le choc des corps mous lui sont applicables.

Nous rappellerons ici en peu de mots les conséquences auxquelles nous sommes parvenus aux n" 95 et 96 des notions fondamentales de mécanique. (2 e éd.)

4. Travail perdu pendant la période de compression du choc de deux corps non élastiques. — En appelant

M et V la masse et la vitesse du corps choquant avant le choc.

M' et V la masse et la vitesse du corps choqué avant le choc.

La perte de force vive aura pour expression

et la perte de travail correspondante sera

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