TRAVAIL MOTEUR
en 1".
Cri
lit.
km.
km. 74,42 78,08 76.83 77,85
181. Conséquences des résultats contenus dans le tableau précédent. — Ces résultats montrent que cette pompe bien proportionnée, dans laquelle l'on a atténué autant que possible les frottements par l'emploi d'un cuir flexible pour garniture, dont les orifices laissent passer les corps étrangers qui se rencontrent souvent dans les épuisements, fournit un rendement égal à 0,69 du travail moteur môme en n'élevant IVau qu'à 4"',70 et que le volume d'eau qu'elle fournit est égal à environ 0,92 du volume engendré par la cloche mobile qui fait fonction de piston.
Celte pompe doit donc être classée au premier rang de celles que nous avons eu l'occasion d'expérimenter.
182. Pompe d'épuisement de M. Delpech, de Castres (pl. VIII, fîg. 2 et 3).— Celte pompe est aspirante et foulante et à double effet. Elle se compose d'un corps vertical en cuivre, en communication constante aux deux extrémités de la course du piston avec une boite à eau ou bâche fermée, qui elle-même communique avec une boite latérale dans laquelle sont disposées toutes les soupapes. La bâche est partagée en deux chambres au milieu de sa longueur par un diaphragme per-
pendiculaire à Taxe de la tige du piston, et la botte à eau contient quatre compartiments distincts et renferme autant de sièges pour le même nombre de soupapes sphériques métalliques ou formées par des boules de caoutchouc vulcanisé, creuses et remplies de grenaille de plomb pour les lester.
Les deux soupapes ou boulets qui communiquent avec la même chambre du cylindre et avec la même face du piston sont placés l'un au-dessus de l'autre, de telle sorte que le boulet inférieur communique avec l'aspiration et le boulet supérieur avec le tuyau de refoulement. Les soupapes qui sont en rapport avec l'autre chambre du cylindre ou l'autre face du piston, sont disposées d'une manière analogue et la partie de chaque compartiment de la botte à eau qui est comprise entre ses deux soupapes est toujours en communication avec le côté correspondant du cylindre ou de la bâche.
Le volume total de l'eau contenue à un moment donné dans la bâche, dans le cylindre et dans la botte à eau étant beaucoup plus considérable que eelui du cylindre seul, on comprend qu'une partie seulement du liquide aspiré parvient jusqu'au corps de pompe, ce qui donne à cet appareil la propriété de pouvoir fonctionner avec des eaux très-limoneuses ou très-chargées de corps étrangers sans qu'ils pénètrent dans le cylindre qui est dès lors à l'abri des détériorations que produit le passage de ces matières dans d'autres pompes.'
On voit par celle description que celle pompe offre par son ensemble et surtout par la disposition du cylindre et du corps de pompe, une grande analogie avec les pompes élévatoircs à double effet employées par MM. Cordier père et fils, dans les machines hydrauliques de Genève, d'Angoulême, etc., avec les pompes à air ou à eau horizontales construites par MM. Cail et O et avec celles de MM. Japy (pl. VIII, fig. 5.)
Quoi qu'il en soit, la disposition générale adoptée par M. Delpech est ingénieuse, et les expériences, dont il va être rendu compte, ont montré que les résultats obtenus étaient satisfaisants.
Les dimensions principales de la pompe essayée étaient les
suivantes :
Diamètre du corps de pompe 0 n, ,300
Course du piston 0'", 1 94
Diamètre des boulets 0*,160
Poids d'un boulet 4 kU ,300
Diamètre des passages au siège des boulets 0'",120
Rapport entre Taire des sections du passage et
Taire du piston 0 m , 1 62
Les résultats des expériences sont consignés dans le tableau suivant :
POMPE D'ÉPUISEMENT DE M. DELPECH, DE CASTRES, A UN SEUL CYLINDRE, A DOUBLE EFFET.
Diamètre du piston, 0"",300; course du piston, 0",I94; volume engendré
par course du piston , 27'",009 ;
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Ht 361 ,00 466,00 525,00 573,00 686 ,00
km.
km.
185. Conséquences des résultats précédents.— Les chiffres consignés dans ce tableau montrent que le produit en eau de cetle pompe est d'environ 0,90 du volume engendré par son piston et que son effet ulile s'élève aux faibles vitesses à 0,60 et plus du travail moteur dépensé.
Ce résultat joint à la propriété constatée qu'a cette pompe
de laisser passer les corps étrangers par ses soupapes sans que son jeu en soit troublé, la placent au rang des meilleures pompes d'épuisement.
L'emploi des soupapes sphériques creuses en caoutchouc vulcanisé remplies de grenaille do plomb, dont l'invention ne paraît pas appartenir exclusivement à M. Delpech, évite les chocs et les ébranlements qui en sont la conséquence, en même temps qu'il permet une fermeture suffisamment hermétique des orifices, quand il se trouve momentanément sur le siège quelque corps étranger.
Ces soupapes sont, il est vrai, sujettes à se dégrader, mais elles sont faciles à remplacer quand on a eu la précaution nécessaire de s'en procurer de rechange.