‹ Des machines et appareils destinés à l'élévation des eauxChapitre 67 sur 74 · DÉSIGNATION · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION

récllo moyenne.

indiquée par le manomètre.

réelle.

indiquée par le manomètre.

Nous avons exclu du calcul des moyennes les résultais de l'expérience faite en produisant un étranglement dans le tuyau de refoulement pour laquelle la hauteur de pression» indiquée par le manomètre était égale à 23 mètres et le rendement correspondant égal à 0,704. Si l'on réfléchit que, outre l'augmentation de pression résistante observée, cet étranglement produisait une perte de force vive très-considérable, l'on reconnaîtra que cette expérience même n'est pas en désaccord avec les précédentes pour manifester l'accroissement du rendement des pompes avec la hauteur à laquelle elles élèvent l'eau.

208. Influence de la vitesse sur le rendement. — Malgré une anomalie offerte par la première série d'expériences, l'ensemble des résultats montre bien qu'aux petites vitesses le rendement est supérieur à celui des grandes. Mais il faut d'ailleurs observer que dans les expériences faites sur cette pompe, dont les pistons n'ont qu'une course de 0 m ,15, la grande vitesse de 60 coups à la minute ne correspond au plus qu'à une vitesse moyenne des pistons égale à

ce qui est encore une vitesse très-modérée.

Tant que la vitesse ne dépasse pas 45 tours de l'arbre des manivelles en V, l'on entend à peine le mouvement des clapets.

En résumé, les résultats fournis par cette pompe ont été très-favorables, et si l'idée de faire passer l'eau daus le même sens et successivement par deux pistons accouplés a été appliquée déjà de diverses manières et en particulier par M. Stolz père, dans sa petite pompe de ménage, la bonne disposition des clapets et l'agencement général de la pompe de MM. Farcot n'en doivent pas moins être regardés comme des perfectionnements importants. .

209. Des anciennes pompes d'épuisement des mines.— Dans les anciennes exploitations de mines, à une époque où les bons ouvriers mécaniciens et les bons outils de construction étaient également rares, les exploitations de mines situées au milieu des forêts et loin des villes étaient en général faites à l'aide des moyens les plus simples et les plus grossiers.

Les pompes dont le corps et les tuyaux étaient en bois élaient la plupart simplement aspirantes et disposées en élages, de manière que les unes aspiraient l'eau qui avait été élevée par les autres et déversée dans des bassins étagés de réception.

La rapidité d'usure des garnitures du piston, la difficulté de leur remplacement et de celles des soupapes, la solidarité des pompes qui les paralysait toutes lorsque l'une était arrêtée, la multiplicité des résistances passives développées, les frais considérables d'entretien, et surtout les pertes occasionnées par les chômages qu'entraînaient les réparations, tous ces inconvénients ont depuis longtemps fait remplacer ces anciens engins par des pompes dont les corps et tous les tuyaux sont en métal, dont toutes les parties ajustées avec soin sont faciles à visiter et à réparer, et qui, par la perfection de leur exécution, échappent à la plupart des inconvénients que nous venons d'indiquer.

Par suite de ces propre, les pompes d'épuisement dos

mines sont arrivées à un état de perfection très-comparable à celui des pompes employées pour élever l'eau destinée à la distribution dans les villes. Aussi n'aurons-nous pas à distinguer ces deux sortes d'appareils.

210. Grandes pompes èlcvatoires. — La figure ci-contre donne une idée des pompes de ce genre, et fait voir que le corps de pompe proprement dit, en fonte ou en bronze alésé, reçoit un piston muni de deux soupapes, et que la soupape d'aspiration, ordinairement placée à 7 ou 8 mètres au plus du niveau inférieur des eaux, se Irouve au bas d'une sorte de boite ou cbapelle, et dont la porte peut s'ouvrir pour visiter et remplacer cette soupape et même le piston.

Dans ces pompes le tuyau d'aspiration et le tuyau d'élévation ont un diamètre à très-peu près égal à celui du piston.

Mais si ces pompes sont simples dans leur construc-

tion, elles présentent l'inconvénient grave que la colonne d'eau , souvent d'une grande hauteur qui presse sur le piston, monte et redescend à chaque oscillation d'une quan-

tité égale à la course du piston et que leur jeu est nécessairement très-intermittent.

211. Des pompes foulantes à piston plongeur . — L'on emploie généralement aujourd'hui des pompes dont le piston est un cylindre le plus souvent en bronze exactement tourné à l'extérieur, et qui se meut dans, un corps de pompe placé latéralement aux tuyaux d'aspiration et de refoulement qui peut ainsi être placé dans le prolongement l'un de l'autre.

La partie supérieure du corps de pompe porte un presseétoupes qui s'oppose aux fuites d'eau, et le corps de pompe n'a pas besoin d'être alésé.

La figure suffit pour faire comprendre le jeu de celte pompe dont le piston aspire en s'élevant et refoule en descendant.

Quelquefois, mais rarement, la disposition inverse est adoptée. Le piston aspire en descendant et refoule en remontant.

Dans les pompes exécutées avec précision, le volume d'eau élevé à chaque coup est presque loujouus supérieur à 0,90 du volume engendré parle piston.

212. Consommation de charbon des grandes pompes de Cornounilles.— Les relevés mensuels traduits avec beaucoup d'exactitude des résultats obtenus avec les machines de Cornouailles les plus perfectionnées, dans lesquelles la vapeur est employée avec détente et condensation, ont montré qu'en 1835 l'effet utile mesuré en eau élevée par heure atteignait en moyenne, pour toules les machines dont les comptes étaient régulièrement tenus, les valeurs suivantes :

DIàMFTRE

TRiVAIt HATft

des

par kilogramme

par force

CTLITORES 4 TAPECK.

de houille brûlée.

de cheval et par heure.

kil.

kil.

Au-dessous de 0,761

En supposant que la consommation d'un kilogramme corresponde à une heure de travail et en se rappelant que l'unité appelée force de cheval équivaut en une heure à

Il est facile de ramener les résultats de la 2* colonne du tableau précédent à la consommation de charbon par force de cheval estimée en eau élevée. Il suffit en effet de diviser chacun des nombres de la 2« colonne par 270000, ce qui donnerait la force en chevaux correspondante à la consommation d'un kilogramme de houille, et réciproquement la consommation de houille par heure et par force de cheval estimée en eau élevée. C'est ainsi qu'a été calculée la 3* colonne du tableau précédent.

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