TRAITEMENT
lire que quelques moto à la fois; si on le pressait d'en lire davantage , il disait qu'il comprenait autrefois tout cela , mais que maintenant il ne le comprenait plus. Il pouvait cependant écrire » et il écrivait fréquemment des lignes composées en même temps de mots allemands et latins ; les carac-% tères étaient bien tracés, mais les mots n'avaient point de sens. Quelque temps après il commença à prêter plus d'attention à ce qui se passait autour de lui et à parler de ses affaires domestiques. Il se plaignait souvent de la perte de son intelligence, et il exprimait l'espoir qu'il la recouvrerait; bien que son rétablissement fit de lents et graduels progrès, il fut au bout de trois ou quatre mois enlevé par une attaque d'apoplexie.
SECTION IV
DD TRArrEm«T DE Vavwlexse.
Les faits que nous avons rapportés mettre qu'il existe une modification de fatale, sans laisser aucune trace de 1 dépend probablement d'un dérangem cérébrale. Nous avons aussi donné lei croire que les cas qui se terminent p probablement k leur début dans cet éi Nous avons aussi établi que l'on n'a ai la présence certaine d'un épancbemeo reconnu que des épancbements de s même d'une grande étendue, peuve rtltre par l'absorption du caillot. On dérations des motifs pour traiter ces n la plus active et avec persévérance, aussi à n'être pas influencés dans la pi tien hypothétique de l'apoplexie , en s elles nous montrent enfin à ne pas tr dure dans les cas particuliers , que k un état dans lequà il n'y a plus à la i méat actif.
Les moyens à mettre en usage dans le traitement de l'apopleve, sont simples et en petit nombre. Ceux dans les-
DE l'apoplexie. 347
quels nous {façons le plus de confiance , sont les saignées abondantes et réitérées, les purgatifs acti& et les applications froides sur la tète , secondés par la situation élevée du corps , Pair frais et l'absence de toute stimulation. Les remèdes antimoniaux peuvent quelquefois être utiles comme moyens auxiliaires , par leur effet bien connu de modérer Faction vasculaire , pourvu que dans le premier instant ils n'occasionnent pas de vomissements.
La première indication capitale est de détourner l'impulsion du sang des artères cérébrales par des saignées portées au point de modifier puissamment et d'une manière décisive tout l'organisme. Ces saignées doivent être répétées à de courts intervalles aussitôt que leurs effets commencent à s'afflsiiblir. La première déplétion sanguine se fait ordinairement au bras , mais il parait ensuite y avoir un avantage démontré à tirer localement du sang , soit en ouvrant l'artère tem-
ses. Des médecins 'delaveinejuguplus propre à di de; ilfaut cepenre dont on puisse sme qui n'a que cerveau, et que, tance , la saignée i celle de l'artère t possible, après Lifs actifs. Le relie de eroion H- ;ut très-utilement tube de gomme l'eau de gruau ou I ensuite seconder fortement purgaajours considérer lettre ^ première t bien que, pour omptions d'abord r soulagement dément â>tenu par
548 TRAmmfT
L'application du froid sur la tôte est le troisième moyen que nous recommandons ; ce remède est généralement applicable aui différents degrés de la maladie, qu'elle proTîenne * d'une apoplexie simple ou d'extravasation. On rapplique, 8oit.au moyen de Teau glacée , soit ayec la glace dans une vessie, soit en versant de Peau froide sur la tête, et en la recevant dans un vase soutenu sous le menton , pendant que le malade est maintenu assis. J'ai déjà rapporté le fait d'un malade qui fut ramené de l'état d'apoplexie complet en qudques minutes, ou plutôt quelques secondes, par l'emploi de ce moyen.
L'usage des remèdes qui viennent d'être indiqués, dirigé avec activité, est quelquefois rapidement suivi de la cessation de l'état apoplectique ; d'autres fois , bien qu'ils ne produisent immédiatement que peu d'effet , en les employant avec persévérance , le coma commence à diminuer, au bout d'un certain temps , comme après quelques heures , ou même après plusieurs jours. Dans d'autres cas enfin , on peut avoir eur recours à ces remèdes de la manière la plus active , sans que le malade en ait retiré de soulagement , et il arrive cependant après tout cela , qu'à l'ouverture des cadavres on reconnaît que la maladie était dans l'état d'apoplexie simple. On ne peut trop répéter ce fait et en être trop pénétré , car il conduit à poursuivre avec la plus grande perâévérance le traitement <£bs apoplexies. Dans un des derniers cas qui s'est présenté à moi, la saignée fut réitérée jus^qu'à ce qu'on eût tiré environ cent onces de sang; elle fut secondée par 1^ purgations avec Fhuile de croton HgUum, répétées jusqu'à en employer environ vingt gouttes. La maladie se termina favorablement après qu'elle eut duré pendant trois tu quatre jours dans un état très-menaçant.
U fiiut sans doute tenir compte , pour déterminer l'extension qu'il convient de donner aux évacuations , de l'Age et de la constitution des malades et de la force de leur pouls. Je pense néanmoins qu'on est autorisé à établir qu'il n'existe aucun symptême qui puisse caractériser une espèce distincte d'affections apoplectiques , qui exige d'admettre aucune distinction importante <£ins le traitement; en d'autres termes , il n'y a pas d'espèce d'apoplexie qui , par sa nature , n'admette pas la saignée. Je me reporte avec confiance , sur ce
DE l'apoplexie. 549
point , aux faits qui ont été rapportés ; la faiblesse du pouls , ta pAleur générale, sont , comme on Fa vu , des symptômes fréquents de la forme la plus grave de Fapoplexie sanguine , tandis que Ton a vu, d'un autre côté , des cas se terminer par épanchement séreux, quoiqu'ils aient été caractérisés par un pouls fort et nar l'injection de la face. Nous ayons enfin vu un malade chez lequel toutes les circonstances se réunissaient pour nous faire penser qu'il était atteint d'une apoplexie séreuse. La maladie devint funeste sans qu'il y eût aucun épanchement cérébral, et nous ayons une autre fois trouvé un épanchement très-étendu , sans qu'il se fût manifesté auoun symptôme apoplectique. Il faut donc ne pas perdre de vue que, dans les affections apoplectiques , la force du pouls est un guide très-incertain , puisqu'il n'est rien de plus commun, après avoir trouvé les battements artériels faibles , languissants , et s'effaçant aisément sous la pression après l'attaque de l'apoplexie, de les voir devenir forts et pleins après que le cerveau a été débarrassé à un certain degré par une large saignée.
Il serait inutile de rassembler ici des exemples d'apoplexie ordinaire traitée d'après ces principes ; mais il ne sera pas déplacé de choisir quelques cas relatifs à cette partie de notre sujet , dans lesquels la maladie se manifestant chez des sujets
une apoipoplexles ^pendant, 'un pareil
maigre et ne santé, ie du côté I attaque ; oma corne mouve- Izc pulsa- ) onces de [ , et on fit , son état e pour le 'étant pas
3tf0 TAiiTCiEirr DE l'apoplexie.
soutenue la nuit tuivante , elle fut de nouveau largement saignée, et radministration des purgatifs fut continuée; dès ce moment, le rétablissement fut rapide : à la fin de la semaine, elle pouvait marcher avec quelque aide, et elle fut ramenée à Tétat de santé parfait au bout de quelques jours.
Ois. GXXXIII. Un homme de soixante-dix ans, maigre et d'une chétive constitution , fréquemment tourmenté par des accès d'asthme, tomba, de son siège sur le parquet, dans un état d'apoplexie complet avec de violentes convulsions. Lorsque je le vis, une heure après l'attaque , il était encore dans un état de coma complet; les convulsions revenaient à de courts intervalles , et affectaient particulièrement lei bras et la face. Le visage était pftle, et le pouls était assez fort et avait de la fréquence. Il fut largement saigné du bras , un purgatif actif fut administré et secondé par un lavement purgatif; le froid fut appliqué sur la tête. Les convulsions continuèrent pendant quelque temps à se reproduire avec une grande violence; elles devinrent ensuite moins intenses, et cessèrent enfin au bout de trois heures, laissant le malade dans le coma ; mais les purgatifs ayant immédiatement après agi avec activité, il reprit connaissance. Le lendemain , il se plaignait de la tête ; une médecine pur gative plus active fut administrée ; quelques jours après, cet nomme était ramené à son état de santé habituel.
Obs. GXXXIV. Une dame de quatre-vingt-deux ans se plaignait de la tête, le matin du dimanche 8 mars 1818; elle n'en alla pas moins à l'église; lorsqu'elle y fut, ses facultés intellectuelles s'altérèrent ; elle tint des discours incohérents, et elle fut rapportée chez elle avec difficulté, car elle ne pouvait se soutenir debout ; eUe était alors dans un coma partiel , et ses discours étaient incohérents. A peine était-elle placée dans son lit , qu'elle y fut prise de violentes convulsions qui affectaient particulièrement la face et le côté gauche du corps. Ces convulsions se renouvelèrent fréquemment , la laissant dans leurs intervalles dans un état ^ coma profond dans lequel le côté gauche oaraissait frappé de paralysie. Le pouls avait une légère n*équence, et présentait assez de force. On tira vingt onces de sang , on appliqua le froid sur la tète , et l'on administra un purgatif actif aussitôt qu'elle put avaler. Le lendemain il y avait peu de change -
TRAITEBIEIilT DES PAUALTRES PAR AFFECTIOlf CÉRÉBRALE. 851
ment ; un purgatif plus actif fut administré. Le 10 mars, le coma ayait diminué; mais il était remplacé par une agitation continuelle avec incohérence dans les idées , et des convulsions. Le pouls donnait cent douze pulsations par minute. On insista sur les purgatifs les plus énergiques ; de petites doses de tartrite antimoniéde potasse parurent utiles. Le 11, il y avait peu de changement ; mais le 12 , il y avait beaucoup de soulagement : elle commença à reconnaître ses amis , et la fréquence du pouls diminuait. Quelques jours après, elle était revenue à son état de santé; elle vécut encore plusieurs années.
Cette dame avait déjà eu une attaque d'apopleiie en
Obs. €XXXV. Un homme de soixante-dix ans, de haute taille, très-maigre, valétudinaire, perdit, le 10 avril 1815, ses facultés inteUectuelles ; il marchait sans but , sans savoir même où il allait , et Ton ne put lui faire comprendre qu'il était malade. On le mit au lit , mais il insista pour se lever; il fit en chancelant quelques pas, et il tomba ensuite sur le parquet dans un état d'apoplexie complet. Je le vis une heure
coma pro- •taine force, isibilité. Un ^erte de vé- [ans le coma, iccès immérgatif ayant ent de l'état tabli.
et les antres Brler, Tapovaisseaux du re générale, L à la guéri- >ns physiolo- [)fostacle à ce ', des motifs Ses aussi loin sr, sans que', t>nnftle« Lors
3tt2 TlAITEIClfT BE8 FAAALTSfES
donc qu'on a poussé les éTacuations aussi loin qu^ est prudent de le faire sans que le malade soit souk^, il reste à chercher quds autres moyens sont au pouvoir de l'homme de l'art pour soulager le malade ; dans ces circonstances , les vésicatoires et les autres stimulants externes peuvent être utilement employés, et je crois avoir retiré oes avantages marqués des frictions énergiques sur le corps. U ne faut cependant pas trop compter sur ces moyens.
Deux remèdes ont été, à différentes époques, Fobjet de vives contestations pour le traitement deTapoplexie; ce sont les émétiques et les stimulants internes. L'usage des émétiques dans l'apoplexie remonte au temps d'Arétée; il a été adopté, en divers temps, par des médecins du premier ordre, parmi lesquels nous citerons Etmuller, Sydenham, Boerhaave et Lieutaud. Cette pratique doit donc avoir ses fondements dans l'observation et l'expérience. On ne peut douter que, dans la première période d'une affection apoplectique, l'administration d'un émétique ne soit très-hasar< deuse^ et elle serait probablement nuisible à toutes les périodes d'une apoplexie avec extravasation de sang ; mais , dans l'i^oplexie simple, après que l'état général a été affaibli par l'action des évacuations aussi répétée que l'état des malades le permet, si le coma ne peut cesser, il parait très-probable que l'action d'un émétique doux peut être avantageuse; tout ce qu'il y a de délicat dans cette pratique est dans la difficulté de distinguer l'apoplexie simple de l'apoplexie avec épanchement de sang. On peut presque appliquer les mêmes remarques à l'usage des stimulants internes. Nous regardons comme très-important de distinguer l'action des stimulants dans l'état de pléthore et de vigueur de l'économie, de leur action lorsque les forces ont été réduites par des évacuations longues et répétées. Je crois que c'est dans ces conditions que les stimulants peuvent être appliqués avec sûreté et avan> tage au traitement de l'apoplexie.
Toutes les observations que nous avons faites sur le traitement de l'apoplexie , s'appliquent également aux premières périodes de la paralysie ; mais pour les cas où la maladie est plus avancée, après (pie les effets immédiats de l'attaque ont cessé, il reste des objets de recherches très-importants. On est peut-être trop habitué à penser que la paralysie d'une
Pkh AFFECTION CÉBfiUlALE. 355
certaine étetadue dé|>end d'une maladie déterminée et irrémédiable du cerveau. Bien des observations repoussent cette opinion. Nous avons vu des paralysies récentes complètement enlevées en quelques jours, et nous en avons vu d'autres ne cesser que graduellement , .de manière qu'au bout de quelques semaines ou de quelques mois il ne restait plus de trace de maladie. Plusieurs fois aussi, lorsque le malade succombait à une autre maladie après une paralysie longtemps continuée f nous n'avons trouvé aucune lésion cérébrale ou aucune altération qui pût rendre raison de la maladie ; nous pourrions ajouter à ces faits des exemples de disparition subite de paralysies qui s'étaient longtemps prolongées. Le docteur Russel a publié * l'histoire d'un homme qui, après une attaque d'apoplexie avec hémiplégie, reprit l'usage de
London Med. Oburv. mnd, Eitq. Tul. i.
31^ nUIXEURT va VàMktWMi
le docteur Home, une hémiplégie tpû éatêk étçiak Irès^ longtemps fut guérie par un accès de fièvre *.
M. Squire a rapporté ""^ l'histoire d'uo homme qui avait été sujet aux convulsions pendaut toute son enfance, jusqu'à l'âge de vingt-trois ans. Ces accès cessèrent alors , et il jouissait d'une bonne santé depuis trois ans, loreque , sans autre symptôme précurseur que du froid, il perdit subitement la parole. Il n'avait aucun autre accident de paralysie , et il se portait d'ailleurs bien. Il resta ainsi tout à fait privé de la parole pendant quatre ans. C'était un homme généralement tempéré dans ses habitudes; cependant un soir qu'il s'était enivré , il tomba trois ou quatre fois de son cheval en. rentrant chez lui. U fut à la nn recueilli dans une maison voisine de la route, et mis au lit. U s'endormit aussitôt , et eut un songe effirayant durant lequel il fit de violents efforts pour appeler au secours ; il appela en effet*, et de ce moment H recouvra complètement la parole. Le docteur Watson a rapporté *** le fait d'une jeune femme qui était depuis longtemps sujette à de violentes convulsions, dont les altamies étaient fréquemment suivies de paralysie temporaire des muscles qui avaient été le plus fortement affectés; après une attaque elle perdit entièrement la vue pendant cinq jours. Une autre fois, après un de ces accès, elle perdit la parole, qui se rétablit au bout d'un temps très-court ; mais les convulsions se reproduisant bientôt, elle perdit de nouveau la parole, et en resta tout à fait privée pendant quatorze mois. Durant ce temps, elle n'eut pas de nouvelles convulsions , et fut d'ail* leurs en bonne santé. Un soir qu'elle s^était fortement échauffée en dansant pendant quatre heures , elle recouvra la parole, et de ce moment elle continua à bien se porter. Diemerbroeck a rapporté plusieurs cas encore plus remar- ^bles **** : une femme qui était paralytique depuis l'âge de six ans, et qui en avait quarante-quatre, reprit subitement l'usage complet de ses membres à la suite d'une violente terreur, causée par un orage , en faisant de violents efforts pour s'échapper d'une chambre dans laquelle on l'avait laissée
* Home't eltHt'eal expertmenU, ** Philosophieal trantactioHt, vol. slv.
*** Pkilotophieal trantactionê , vol. i.. **** Ohs, et eurat. medicœ. Obs. x.
9km ArVBCTKM CÈÊÈÊÊLhAM, 99$
seok, Ud bomme qui était parriytique depiris pluiiesrf an- Déey se rétablit de la même manière par Finceodie de sa BiaisoD. Un autre qui était malade depuis ^ ans se rétal^t suintement dans un yiolent accès de cdère.
On m'a rapporté le fait remarquaUe d'un monsieur qui perdit la Tue après une attaque d'apoplexie, et resta dana un état de cécité complet pendant euTiron sept ans. Au bo«tt de ce temps, un jour qu'il était sorti dans sa voiture , il recouvra subitement la vue , et l'on remarqua qu'il avait entièrement recouvré l'habileté qui le distinguait comme dessinateur avant son attaque d'apoplexie.
Ces exemples peuvent condinre k un principe important sur la paralysie, savoir que cette maladie, même lorsqu'ette existe depuis longtemps , dépend quelquefois d'une cause qui peut être entièrement enlevée, et même qui peut l'être en un instant. Ils doivent appeler toute notre attention sur les rodiercbea qui restent à faire sur cette classe de maladies qui , parmi toutes les autres , sont celles qu'on considère (ordinairement comme laissant le moins d'espoir.
Le rétablissement du mouvement dans les membres paralysés après les moyens de traitement auxquels l'attaque d'apoplexie oblige àe recourir sans retard, est oitièrement » dans le plus grand nombre des cas , l'ouvrage de la nature , et semble le plus ordinairement dépendre de l'absorption graduelle du caillot. Lorsque la maladie se prolonge, on a conseillé d'avdr recours à différents remèdes , qui sont en général des stimulants tant internes qu'externes. Aux moyens de la deuxième classe se rapportent les bains chauds, les frictions , l'électricité et le galvanisme ; et parmi ceux de la première espèce se trouvent la graine de moutarde , l'ammoniaque, le camphre, et presque tous les stimulants; il faut user de ces derniers remèdes avec la plus grande prudence; leur usage peut cependant être avantageux, et peut être qudqnefois porté à un haut degré, si les systèmes généraux sont en même temps maintenus affaiblis par un régime sévère et des évacuations convenables. H faut considérer cette dernière précaution comme une partie essentielle du traitement ; et je ne puis k cet égard adopter l'avis d'auteurs recommandables qui ont établi que dans les paralysies le régime devait être nourrissant et restaurant. Avec les précaution]» que je
3S6 TftMmBRT NBI iAlALISUB
reoonunâiide, les stimulants peuTent être employés dans beaucoup de cas ayec de grands avantages; mais je ne jurais dire auxquels de ces remèdes il conyi^t d'accorder la E référence : pendant que les uns ont fortement recommandé i teintnre os oantharides , d'autres ont employé les balsamiques, la t^benthine. la ^loutarde, Tamica, le gayac, le seneka, et autres moyens de même nature. On a également reoommmidé l'administration de substances narcotiques, comme le rhus toxicodendron, l'aconit napel, etc. On a annoncé en Allemagne que l'on avait administré le phospore à l'intérieur avec avantage , et en France le moyen auquel on a , dans ces derniers temps , donné la préférence a été la noix vomique. Ce médicament a été administré en extrait , à la dose de deux grains, trois ou quatre fois par jours; il produit des convulsions, et l'on dit qu'on a été amené à le proposer comme un remède par l'observation de ce fait , que , lorsque les membres paralysés sont ftrappés de convulsions , ils reprennent fréquemment presque aussitôt après leur action *^ Dans les cas les plus favorables qui aient été publiés sur l'efficacité de ce moyen, il s'est écoulé un temps assez long avant le rétablissement , et comme il est bien établi que beaucoup de paralysies cessent spontanément, on ne
* L'effiraclt^ de la noix Tomlqae et dçt cubstances actives que l'on «n extrait contre les paralysies, a ëtë affirmëe avec tant d'assurance par beaneoop de médecins , qu on serait coaaiAéré comme peu digne de confiance , si pn le ré*oc|aait en donte sans s'être livré à des observations directes sur son emploi. Ces obser- ▼ations nous ont occupé ; chargé de la direction de grands services dans les Ii6pitaux de Paris, les occasions ne nous ont pas manqué. Nous avons administré l'extrait de noix vomique et la stricbnine k beaucoup de malades affectés de p«ra> Ivaies, la plupart dépendantes d'apoplexie , et quelques-unes résultant de rfanmammes. Dans tous les cas , sans aucune exception , le médicament a exercé une action immédiate extrêmement énei^ique, aussitôt que nous sommes parvenu à «ne certaine dose ; cette action consistnit le plus souvent dans des crampes et des contractions spasmodiqnes insuntanées des mnsdes de tons les membns , qndanefois perçues seulement on au moins plus vivement dans les membres peralyaéa. Dans quelques cas, l'action immédiate du médicament ne consistidt qu'en nne sensation de cbaleur vive et formicante dans les membres paralysés. Quoique ces effets Immédiats aient été constants , et se soient toujours maintenus aussi longtempe que le médicament a été administré, et qnoiqne cette administration ait été continuée avec persévérance dans ton* les cas pendant plndeur» semaines, et que chez beaucoup de sujets nous y soyons même reyenu |»Iu8iettrs fob , jamais nous n'avons observé la moindre diminution dans la paralysie.
▲. N, 0., trmd.
PAR AFF8CTI0II GÉStelULB. 357
r»it aceoeillir qu'avec beaucoup de réserve les faite présentés Ti^pui de l'efficacité de remèies particuliers. On a recommandé les émétiques, Fiode , le mercure porté jusqu'à la salivation. M. Wardrop a rapporté le fait remarquable d'une paralysie qui durait depuis dix-huit mois, qui sembla améliorée par le chatouillement des parties avec une^' plume; le rétablissement arriva en deux mois. M. Gros a mentionné une ^érison obtenue par Furtication , et Celse parait avoir mis en pratique ce moven de traitement. Il faut cependant établir, que, dans le traitepient des membres pardysés , on ne peut compter sur aucun moyen jusqu'à ce que la cause soit enlevée, et lorsque cet^ cause a disparu, la guéiison des membres paralysés doit être particulièrement considérée comme l'œuvre de la nature. Gomme moyra auxiliaire, il parait en général qu'on n'a point à employer de moeurs moyens que des frictions sèches prolongées , et l'exercice soutenu des membres aussitôt qu'ils ont recouvré le plus léger degré de mouvement qui puisse le permettre*. •
* On peut consulter le sarant ouvrage du docteur Cooke sur les maladies nerveuses et sur la paralyrie , pour connakre dans tous ses détails ce qui a rappoct k l'apoplexie et a la paralysie.
APPENDICE