SYMPTÔMES DES MALADIES OACARIQUES DU CERVEAU
variable , la maladie peut devenir funeste snbitemenl par des convnlsioDS, gradudlement par l'état comateux, ou par un épuisement graduel sans coma ni convulsion. Un mode à» terminaison très-fréquent est par l'invasion d'une inflammation dironique, qui se termine elle-même par un épanchement ou de toute autre manière. J'ai donné dans l'observation LXXXV un fait dans lequel il existait une production organique remarquable fixée à la faux du cerveau, et dont l'existence n'avait été indiquée par aucun accident jusqu'à la manifestation des symptômes d'une inflammation dironique quelques semaines avant la mort.
II. Dans la deuxième forme, après une céphalalgie fixe qui a duré quelque temps, les sens s'affectent. Ainsi la vue, l'ouïe, le goût, l'odorat et quelquefois les facultés intellectuelles se perdent. La cécité survient en général graduellement , la vision devient d'abord obscure, et cesse au bout de quelque temps ; très-souvent un œil est déjà perdu oue l'autre n'est point encore affecté. Le malade voit quelquefois les objets doubles , tantôt d'une manière permanente , tantôt seulement par intervalles. Nous rapporterons un fait remarquabhi dans lequel la cécité survint subitement, et disparut par l'action d'un émétique, après avoir diuré un certain temps; le malade conserva ainsi sa vue rétablie pendant une heure , et la perdit ensuite de nouveau pour toujours. Les fonctions intellectuelles sont fréquemment dérangées dans ces cas, et quelquefois la parole se perd.
Les lésions morbides au cerveau ne sont elles-mêmes rien ts, on trouva des tumeurs clirectement les nerfii op- - volumineuse comprimait un troisième, le siège de I inférieure du lobe antéquel l'œil droit était seul vait dans la substance de >tie postérieure. Dans une aladie consistait dans une lande pinéale, et sur un rd et aveugle , une grosse 1 et le cervelet.
. . ..Jème forme des maladies
380 SYHPTÔIES
omniqoes du cerveni lont tous ceux de la deuxième^ quant à la douleur et aux lésions des sens , plus des accidents convuJsifs. Ces accidents peuTent se reproduire avec une certaine régularité comme dans Tépilepsie, ou peuvent ne venir <{u'à certaines périodes » lorsque la maladie paraît aggravée et jointe à un certain degré d'inflammation. Les paroxysmes ressemblent quelquefois à ces accès de tétanos, et d'autres fois à de légères attaques d'apoplexie. Nous rapporterons un cas.de cette espèce dans lequel il y eut à la fin ^rte de la vue , de IVmle, du goût , de la parde, et enfin de la fîîculté d'opérer la déglutition.
Dttis cette troisième forme de maladie on trouve la même variété dans les lésions morbides que dans la précédente, et l'on ne peut tracer de caractère particulier, qui puisse expliquer les divers symptômes des formes morbides indiquées , excepté dans les cas où , par le siège de la lésion organique , les nerfs optiques sont directement comprimés. Le résultat de cette disposition est invariablement la cécité; il paraîtrait cependant que, dans d'autres cas, des tumeurs occupant ce siège, et ayant presque le même volume, ont déterminé tantôt la cécité et des convulsions, tantôt la cécité seule sans convulsions, et d'autres fois la céphalalgie seulement sans cécité ni convulsions. Nous rapporterons une ob • servation remarquable par cette circonstance que les convulsions cessèrent aussitôt que les poumons s'affectèrent, et ne se reproduisirent pas jusqu'à la mort du malade, qui arriva par la maladie des poumons.
IV. La quatrième forme secara sans aucune affection des sens; douleur , et en général sans cette di se manifeste dans les formes pré paraissent quelquefois avec les fom dans d'autres cas elles paraissent lières , se renouvelant plusieurs fo cessant ensuite pendant des inte violents paroxvsmes de céphalalg gneift parfois les convulsions, et général au bout de quelque temps fois dans ces cas, dans une attaq quelques jours de coma.
Les lésions organiques qui se présentent après la qua-
- DES MALADIES OftGANlQeBS OU OEEVEAD. 581
trième forme d'accidents sont très-variables: Les plus remarquables qui aient été observées sont des tubercule» dans le cervelet , des hydatides dans l'hémispbère droit du cerveau, dinduration du pont de Yarole ou de la substance du cerveau, et des tumeurs ou des ossifications stiloldes dans différentes parties.
Une variété importante de cette forme de la maladie est celle où les conviusions sont limitées à un côté du corps.
\ la surportion naladies faiblesse litéinfé-
ccidents soit la ol.Dans bre.Ges qu'elles nbreou )iiblesse une une ►recédée ^nt en Itère; la halalgie l'un oral, fois des période épilep-
des tuiles; s'il
du ceroudans antque iplégie , I a omis surs cas ilade,la
38S franôus
Tériuble cmm àe la paraplégie se trouyait dam la moette éjpiiiière ; e'esl d- ailleiin une chose qui n'est rien moîiis que ^femoBtrée , que la mauifestatioii de la paraplégie, comme effet d'une maladie n'occupant que le cenrèau.
YI. La sixième forme de la maladie appelle notre attention sur un objet d'un grand intérêt ; elle se caractérise par une férié de symptômes que le malade rapporte à l'estomac , mais qui sont en réalité le résultat delà maladie du cenreau. Dans . plusieurs maladies organiques du cerveau, l'estomac est malade, mais cdiles dont
ouables parce que Yi aominant. Les malad de la tète pendant i maladies ; s'ils souffrei assez jQxe ni assez intei comme le siège du m siège de douleurs ou fois par accès, comme roxysmes accompagné de migraine, La doule ^ur f les commotions mulantes. L'i4>pétit mauvais, l'estomac es et il semaniftste de quelquefois le matin intervalles incertains, tion préalable. Les m«
qu'ils rapportent à divers cûrguies qui peuvent masquer la nature de la maladie dans ses premières périodes ; mais au bout d'un certain temps, des accidents cérébraux commencent ordinairement à se montrer, tels que des accès de perte de mémoire, des paroxysmes de convulsions et des affections de la vue. A ce degré de la maladie, la mort peut arriver subitement dans une attaque de convulsions , ou après avoir été précédée d'une suite de vives douleurs. Il faut bien prendre garde, dans cessortesde cas, de se laisser égarer siur la nature du mal, en observant que les simptâmes son| soulagés du côté de l'estomac par un régime sévère ou par des moyens de traitement dirigés sur l'estomac lui-même. Si par une cause quelconque on suspend la digestion, on peut soulager les
BES MALADIES OMAHI^IISS M GEKVEAU. 385
sfmptAaoM^ mais il est impossible d'en déduire de cotiséyicnces quant à la cause ae la maladie. Le diagnostic est somreDt très-difl^e dans les premières périodes de la maladie. Les accidents du c6té de la tète sont en général plus permane&ts et moins variables qu'on ne pourrait s'attendre à les rencontrer dans une simple dyspepsie ; ils sont augmentés par des causes qui seraient probablement plutôt utiles que nsifiblesdans une céphalalgie dépendant de dyspepsie, telles que des eierdces actifs et les plaisirs de sociétés agréables.
Les lésions encéphaliques principales dans cette forme de midadie paraissent se trouver dans le cervelet.
VU. La septième forme se distingue particulièrement par des affscticMis apqilectiformes légères et passagères, sur lesquelles nous avons déjà présenté des observations remarquables. Gesaffeetioiis consistait particulièrement, dans quehpies cas, fn des vertiges habituels, tels que les malades n'osraC sortir seuls; d'autres fois, ce sont des attaques subites et passagères de suspoision de tout pouvoir musculaire sans perte de connaissance. Dans quekiues cas , ce sont des attaques de coma complet , qui peuvent se reproduire à des intervalles réguliers ou irréguliers. Qudques malades ont la consdenoe de l'approche de ces accidents, et se mettent au lit avant l'attaque; il eiiste ordinairement dans ces cas plus ou moins defiiiblesse dans les membres, et en général , mais non constamment , de la céphalalgie. La vue est affectée dans quelques cas, soit d'une manière permanente, soit par paroiysmes , et il arrive que les vertiges et les pertes de connaissance sont excités par les mouvements du corps, et disparai»ent par le repos des malades.
Je justinerai ce que je viens de dire très-succinctement sur cette importante classe des maladies , en présentant dans un Af^pendice un choix de ftits , pris , soit dans ma propre observation clinique, soit dans les recueils publiés par d'autres ; ces faits établiront l'extrême difficulté de fixer aucun principe général , ou de déterminer le caractère particulier des sympttees, par raj^rt au siège ou à la nature des maladies organiques du cerveau. Ainsi l'on a vu des tumeurs dans des cas où la maladie présentait la première des formes qui ont été indiquées, qui n'ont été accompagnées d'aucun symptôme remarquièle , tandis que, dans les autres formes de la niakadie ,
384 sntfTÔMS
des tumeurs occupant le même siège, n'ayant pas un pUis gnmd Tolume , ont été aeeompagnéet de cécité , éeoonvnlÉliHM ou de paralysie. Il ne paraît pas que ces vaviétés dépendent, soit du volume de ces tumeurs , soit , comme on l'a cru jus^ qu'à présent, de leur structure particulière. C'est encore un objet de recherches à faire, que de tâcher de découvrir oiK^les différences dans les symptômes se lient à la nature des tumeurs , et spécialement a leurs canu^tères, soit comme formées d'une substance distincte de la masse cérébnde, soit comme consistant en des indurations de la substance même du cerveau.
Il n'y a que bien peu de choses à dire sur le traitement des maladies organiques du cerveau ; je suis cependant persuadé qu'on ne doit pas les considérer toutes comme incu* râbles. Plusieurs de ces maladies doivent certainement leur origine à un état inflammatoire, et l'on a toute raison de penser que, par un traitement convenable, on peut finir par arrêter l^rs progrès, et prolonger la vie de8.malades en rendant leur état moins pénible. Le traitement doit consister ^ tenir l'organisme dans un état d'affaiblissement très-marqué , par des évacuations et une diète sévère; à ftiire des applications froides sur la tête, à établir des cautères ou ées sétons à la nuque, et à éloigner toutes les causes d'excitation.
Je terminerai cette troiaème partie par la relation du fait suivant , que je dois à mon ami le docteur Kellie de Leith. Ce fait montre très-bien la nature des symptômes qui peuvent exister avec ime maladie organique du cerveau dc^ {mis étendues et des plus remarquables.
Obs. CXXXYI. Un médedn , Agé de cinquante-six ans , d'un esprit cultivé, et menaoït une vie régulière , était depuis quelque temps sujet à diverses indispositions , que les médecins ses amis considéraient comme dépendantes d'une hypochondrie. Les accidents les mieux déterminés dont 11 se plaignait étaient un malaise passager vers le sinus frontal , et une sensation toute particuhère d'engourdissement sur-une partie du pouce ; du reste , la »uité générale paraissait bonne. Cet homme, retiré de la pratique de son art, pouvait jouir de toutes les commodités de hk vie. Il fut pns un jour en mardiant d'une subite indisposition et d'une défoillanoe. Get accident fut suivi d'un certain degré dç céphalalgie et d'une
DBS MàLAMES organiques DU CEBVBAO. 585
dUBeuHé évidente d'articuler, ou j^utôt d'une' difficulté de trouver Feipression dont il voulait faire usage. On le soumit à la saignée et aux antres moyens ordinaires ; mais cette perte toute partici:^Bère de la mémoire des mots continua, et augmenta graduellement, en sorte qae la difficulté de trouver les mots qu'il voulait employer devint de plus en plus grande, mais il n'éprouvait aucun embarras pour les prononcer. Son intelligence était en même temps tout à fait conservée; le pouls variait de quatre-vingts à cent douze pulsations par minute. Cet homme était confiné dans sa maison, mais il restaithors du lit toute la journée. Tous les moyens ordinaires furent mis en usage de la manière la plus soutenue. Après plusieurs semaines du même état, le malade commença à avoir une légère distorsion de la bouche, il se plaignit d'engourdissement dans le bras droit , et aussitôt après de faiblesse de la jambe du même côté. Ces symptômes augmentèrent graduellement jusqu'à l'hémiplégie complète , et vers le même temps le malade perdit entièrement la parole. Il était alors retenu au lit sans avoir de coma; il conservait l'usage parfait de la vue et de l'ouïe, et,, autant qu'on pouvait en juger, son intelligence était entière. Il mourut avec des symptômes de bronchite, dans la neuvième semaine, après la première invasion de la maladie.
Ouverture du cadavre. — L'hémisphère gauche du cerveau était malade d'une manière très-singulière dans toutes ses parties. Quehpies parties du tissu cérébral étaient indurées , d'autres étaient ramollies. Le tissu cérébral présentait une variété remarquable de couleurs; il était particulièrement rosé, gris et jaune; les portions les plus malades étaient trèsvascukires. On trouva dans quelques places des masses formant des lies, enveloppées de kystes pourvus de vaisseaux; ces masses étaient en général inaurées, mais quelques-unes étaient ramollies, leur couleur était rosée ou couleur de chair passant au gris. La transition des parties qui conser valent leur apparence naturelle aux parties malades , était brusque et marquée par une ligne rosée. Ces parties roses se trouvaient les jfim voisines de la surface de l'organe ; le tissu morbide passait dans son centre au jaune ou au gris , et plusieurs portions étaient dans l'état de ramollissement. Tout l'hémisphère gauche n'était en réalité pas autre chose qu'une
5^ Snn^BBg MIS MALàlNES 01CAN2QI1ES DU CBRTEAIJ.
I dlndonilloiii eoacentrknifii et de parties nunoliics, piéieiitaiit VufwX qui vient dwe indiqué. A la partie supérieure de rbânispnère, la maladie ne s'étendait pas tout à Kit jusqu'à la surfke des circonvolutions , mi^ à la hase des lobn antérieurs et moyens , elle s'étendait jusqu'à la surface ; il Y avait oîême dans un point une ulcération superfîcieUe bien circonscrite, du diam&re d'un p(H8.
APPENDICE