‹ Des maladies des ovaires et de l'ovariotomieChapitre 1 sur 13 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS

Rue HautefeuiUe, 19, prés le boulevard Saiiit-Germain

LoDdres j Madrid

MILLIÈAE, T. TINDALL AND COI | CARLOS UAIU.V-BAILUËaB

OVAJnES. — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE.

OVAIRES). — AiVAT<»Mii<; kt PHYSioroKif:. — Les ovaires sont les oryaiies où se produit l'élément générateur femelle, Vomie, qui, fécondé par sa fusion avec l'élément générateur màle, le spermatozoïde, donnera naissance à un nouvel individu. Or, les travaux considérables qui. dans ces dernières aimées, ont eu pour objet de rechercher l'origine première des éléments générateurs et particulièrement de l'élément lémelle, ont démontré que l'ovule préexiste jusqu'à un certain point à l'ovaire luimême et que celui-ci ne se forme, pour ainsi dire, que pour servir de lieu de dépôt, de conservation et d'achèvement aux omles primordiaux. Cette glande, si Ton veut assimiler l'ovaire à un parenchyme glandulaire, difiére de tous les organes de même nom en ce que, passé certaines périodes embryonnaires très-primitives, elle ne sécrète plus, mais favorise seulement l'évolution d'éléments anatomiques, dont la maturation et l'excrétion se font d'une manière périodique; parallèlement à ces évolutions du contenu, c'est-à-dire de l'ovule, le contenant, c'est-à-dire l'ovaire, se modifie et présente, même dans ses formes extérieures, dans les dispositions les plus simples de son anatomie descriptive, des phases successives qui nécessitent une étude particulière de l'organe à chacun des âges de la femme. — C'est assez dire que, pour faire de l'ovaire une étude logiquement conduite, il n'est que difficilement possible de traiter à part, dans des chapitres distincts, l'anatomie, la physiologie, le développement de cet organe; il faudrait prendre l'ovaire et l'ovule dès leur apparition chez l'embryon, étudier simultanément leur évolution, jusqu'à l'époque oii cette évolution atteint sa phase fonctionnelle dans la période d'ovulation, c'est-à-dire de ponte d'ovules arrivés à maturité, montrer comment cette période d'ovulation cesse à un moment donné, et comment l'atrophie de l'organe se produit en même temps que la cessation de ses fonctions. En adoptant cet ordre, le seul logique, on prendrait pour point de départ les faits embryologiques, à la suite desquels, et par une transition réellement insensible dans la nature même des choses, on exposerait simultanément ce qu'on est convenu d'appeler l'anatomie et la physiologie de l'ovaire. Cependant, devant ici chercher surtout à présenter les faits dans un cadre -où le lecteur puisse facilement retrouver le détail qui l'intéresse, nous nous croyons forcé d'adopter la division classique; si elle nous oblige à quelques répétitions, et si parfois elle nous met dans la nécessité de poser tout d'abord comme démontrés des faits dont l'explication complète ne sera donnée que plus loin, elle nous permettra du moins de mettre plus en relief les notions pratiques nécessaires au médecin, et de placer au second plan, sans les effacer toutefois, les questions plus spécialement scientifiques, les études qui relèvent plus particulièrement de l'embryologie et de l'anatomie comparée.

Nous étudierons donc, en quatre chapitres distincts rlH'awafomî'ede l'ovaire chez la femme adulte ; 2° le développement de l'ovaire et de l'ovule depuis leur a[)parition jusqu'avant l'époque de la puberté: o" les migrations de l'ovaire; 4° la fonction des ovaires pendant la durée de la fécondité (de la puberté à l'époque de la ménopause) et leur atrophie après la cessation de l'ovulation,

Page 1