‹ Des maladies du cœurChapitre 2 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

produits les symptômes de la maladie fondamentale.

Lorsque nom avons réuni, de cette manière, tous les laits physiologiques et pathologiques que nous présente le cas donné, nous passons au développement de la théorie de ce cas. Cette théorie doit tirer son origine de l'analyse critique de tous les faits qui ont été trouvés. Plus le savoir d'un médecin sera profond et étendu, plus la critique des laits sera juste et plus seront justes naturellement aussi l'hypothèse, le résultat de l'analyse critique de tous les symptômes qui ont été découverts. Cette hypothèse forme même, ainsi que nous l'avons dit plus haut, le diagnostic de la maladie dont est affecté le sujet que l'on examine. Notre théorie renfermera donc la détermination des causes des divers états pathologiques et le pronostic de la marche ultérieure et de la terminaison de la maladie.

Pour pouvoir baser les conclusions que l'on doit tirer de tout ce que l'examen a fait découvrir, nous posons les indications du traitement et du régime du malade et nous passons ensuite à l'observation de la marche de la maladie et au traitement ultérieur du malade; en même temps se trouve confirmée ou contredite la théorie que nous avons établie sur le cas individuel. On ne doit cependant pas oublier que la confirmation complète de celte théorie n'a lieu que dans les cas malheureux où tous les efforts de notre traitement ont été infructueux : c'est ainsi, qu'après la mort, Y examen anatomique consécutif ou contredit notre hypothèse ou lui donne l'importance d'un fait. Ce n'est qu'en contrôlant ainsi son hypothèse que le vrai médecin praticien peut se développer.

11 n'y a pas de matériaux, quelque nombreux qu'ils puis-

INTRODUCTION H sent être, qui puissent suffire pour donner à l'art un juste développement, pour employer dans un liul humain les connaissances médicales qu'il a acquises auprès d'un malade pris individuellement, si le médecin n'est pas en ëui de contrôler, de temps en temps, ses hypothèses sur la lalile de dissection.

Tout ce qui a et/ dit louchant l'examen du malade, lanalyse des faits qu'il a fait dérouvrir, el les conclusions qui doivent servir de hase au traitement, varie à un Irés-haut degré dan; chaque eus qui se présente à l'observation; el ce n'est que la solution connue de toute une série de problèmes pratiques qui permet d'atteindre le but humain des sciences médicales. La pratique que l'on acquiert dans la résolution de ces questions forme l'instruction clinique.

Nous pouvons emprunter aux traités el aux monographies qui ont été publiés sur les diverses branches de la pathologie spéciale et de la thérapeutique, les connaissances précieuses que nous devons posséder sur les phénomènes de la vie pathologique de l'homme en général, sur une méthode ou sur une autre de traitement de telle ou telle maladie. Malheureusement le mode d'emploi de ces connaissances chez un malade pris individuellement est abandonné au jugement de chacun. Chaque médecin se compose une méthode propre et emploie ses connaissances de la manière qui lui est le plus commode. L'art qui consiste à appliquer ces connaissances dans les cas individuels ne s'acquiert pas facilement, et chacun de nous traverse une série de doutes très-douloureux el de fautes, avant de posséder l'art d'appliquer justement, dans un but humain, et avec

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