L a dit quelques mots à voix basse, prostra
tion des forces , paralysie des membres gauches avec diminution de la sensibilité.
8. ( Vésicatoires aux cuisses.) Déjection qui ont persisté pendant plusieurs jours, la maladie offre quelque apparence de raison. ( Arnica. )
2/j. Même état; refus obstiné de manger.
12 janvier 1812. Cessation du dévoiement. Refus des alimens pendant près de huit jours, ou bien la malade 11e prend que quelques cuillerées de vin sucré. Les forces se sont progressivement éteintes, et L.... est morte le 20 janvier 1812.
Autopsie cadavérique, vingt-quatre heures apres la mort. ■ — Cheveux noirs; crâne éburné, inégalement épais; ligne médiane déjetée; vaisseaux delà pie-mère injectés; cerveau mou; substance blanche injectée; dépression des circonvolutions du cerveau correspondantes à la suture du coronal avec le pariétal du côté droit, près de la ligne médiane; en cet endroit la piemère était très épaissie et contenait de la sérosité.
Les ventricules latéraux sont rétrécis dans tous les sens , leur membrane adhère postérieurement dans une
grande étendue , contient de la sérosité, elle est injectée, ainsi que la toile choroïdienno.
Le cœur est gros, flasque et plein de sang noir, le foie est granulé, brun; la vésicule est distendue par de la bile, très brune, très épaisse ; l’extrémité gauche du colon trans verse est précipitée jusque dans la cavité pelvienne; épiploon gras; estomac très rétréci avec des rides profondes.
Les intestins offrent quelques portions rétrécies; la muqueuse est rouge, brune, sphacélée; on observe quelques points fibro-cartilagineux de la membrane propre de l’utérus; la vessie est contractée, très épaissie, et sa membrane muqueuse très rouge.
cj observation. — Les élèves qui ont suivi mes leçons de clinique sur l’aliénation mentale, ont vu à la Salpêtrière une jeune femme accouchée le 25 septembre i 8 r 8 , qui éprouva tant de chagrin de n’avoir pas eu un garçon , qu’elle délira dès le premier jour de l’accouchement et fut maniaque le troisième. Le délire et la fureur persistèrent pendant six semaines, après quoi il y eut des alternatives de calme et d’agitation. Celte femme fut conduite à l’hospice, le y décembre. Le 1 1 , il se forma un dépôt énorme à l’aine droite; le délire persista; mais le calme fut parfait. L'abcès s’ouvrit spontanément vers la fin du mois. Le délire diminua aussitôt; la malade entra en convalescence le 1 5 janvier, et fut rendue à sa famille le 8 février suivant, quatre mois et demi après l’accouchement.
ioc observation. — Z..., âgée de 19 ans , accouche heureusement le 27 janvier 1819; elle s’expose à l’air
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froid et délire dès le premier jour. L’enfant ne peut téter parce que le mamelon n’est point formé, cependant le lait est très abondant. Le délire augmente; la malade se frappe les seins et ne veut point rester vêtue.
Le troisième jour, les lochies se suppriment ; le lendemain, on applique des sangsues à la vulve. Z..., dévorée de chaleur, sort de son lit, lave ses mains, et boit de l’eau fraîche. Le délire est violent; les mamelles sont très distendues. On applique des sangsues derrière les oreilles, des sinapismes aux pieds, et l’on prescrit une potion éthérée. Un mois après l’accouchement, cette femme est conduite à la Charité, d’où, quatre jours plus tard, elle est transférée à la Salpêtrière, le ier mars 1S19.
A son arrivée , la malade présente les symptômes suivans : face colorée, traits tirés, mamelles très volumineuses et rénitentes, douloureuses, délire général, refus de se vêtir, sentiment de frayeur, cris, injures, agitation. Le i5 mars, la mamelle droite est énorme, la peau est livide, violacée; on sent de la fluctuation; il est impossible d’y conserver le moindre appareil. Quelques jours après , le chirurgien en chef de l’hospice ouvre l’abcès : depuis ce moment, la malade souffre plus volontiers l’appareil du pansement; elle est plus calme , plus attentive à ce qui se passe autour d’elle; mais le délire persiste. La suppuration est très abondante. Au commencement du mois de mai, une potion laxative, continuée pendant quelques jours , provoque des déjections copieuses. Le 1 2 , quoiqu’il y eût encore du délire, la malade voit son mari : dès-lors pro-
DES NOUVELLES ACCOUCHÉES. â65
grès sensible vers la raison ; cicatrisation des plaies , qui se sont successivement formées sur le sein droit. On put regarder la convalescence confirmée dès le 20 du mois de mai; et le 27, Z... fut rendue à sa famille, jouissant de toute sa raison, quatre mois après l’accouchement.
1 1 * observation. — Madame d’une taille moyenne, d’un tempérament nerveux, ayant les yeux noirs et la peau brune, était encore dans l’âge où une jeune personne ne connaît de l’amour que ce qu’elle en a lu dans les romans; elle est conduite par sa mère à un bal, elle y est saluée par un jeune homme qu’elle ne connaît point, elle éprouve aussitôt un bouleversement intérieur singulier et pénible : quelques jours après, meme impression. Cependant ce jeune homme est bien , et réunit toutes les qualités qui peuvent flatter une jeune personne dont le cœur n’est point prévenu. On parle de mariage, elle éprouve un éloignement insurmontable à cette proposition, sans pouvoir rendre compte de cette répugnance; ses parens insistent, elle consent; mais chaque fois qu’elle voit celui à qui elle doit s’unir, elle ressent un trouble intérieur douloureux, tandis que, pendant son absence, elle croit qu’elle aime celui dont la présence produit sur elle un effet si étrange. Enfin M... se marie; les premiers mois du mariage ont été très pénibles, sans que son mari ait pu s’en douter : elle l’aime, et sa présence lui fait mal; elle devient mère de deux enfans qu’elle allaite et soigne avec une exaltation de tendresse infinie. Elle sevrait le second , lorsque son mari fait un voyage. Elle s’inquiète de cette
DK l’aliénation MENTALE
absence; elle sèvre son enfant sans aucune sorte de précaution. De l’inquiétude elle passe à la mélancolie , à la tristesse; des amis veulent la tranquilliser, dirigent ses idées vers les consolations religieuses. Gette âme sensible et ardente s’impose des privations, fait des prières qu’elle prolonge dans la nuit. Elle abandonne ses occupations ordinaires, se refuse à toute sorte d’exercice, ne mange point; enfin il y a délire. Elle ne voit pas ses enfans avec plaisir; souvent elle est tentée de les détruire, afin de les préserver de V excès du malheur dans lequel elle se croit tombée , par V abandon de so?i mari. Elle maigrit beaucoup, son teint devient jaune; insomnie, constipation; néanmoins les menstrues coulent régulièrement. Après six mois d’absence, M... accueille froidement son mari; la lypémanie augmente; plusieurs fois elle recommande qu’on retire ses enfans, qu’on ne les lui amène pas, sans donner aucun motif. La voix de ses enfans, leur bruit dans une pièce voisine, produisent sur elle un état de souffrance, d’angoisse qui se manifeste sur son visage. Un jour son mari lui amène ses enfans; elle devient pâle, frissonne, et est prête à tomber en syncope. Une autre fois, elle fait semblant de les caresser avec l’intention de les étouffer. Après un an, M... est confiée à mes soins : elle est très maigre, elle a le teint jaune, les yeux fixes ou convulsifs, ainsi que les traits de la face, la peau sèche, aride, d’une chaleur brûlante, le pouls faible, fréquent; elle refuse les alimens, la respiration est opiniâtre. Elle est triste, se refuse à tous exercices, à toute distraction; elle ne parle point, pleure beau-
DES NOUVELLES ACCOUCHÉES. ,±Ç)r]
coup; souvent elle a de l’impatience lorsqu’on l’entretient de son état, et surtout lorsqu’on lui donne quelque espoir de guérison, qu’elle regarde comme impossible; elle demande à être enfermée dans un hospice, elle prend tous les remèdes qu’on lui ordonne.
Après huit mois d’isolement, pendant lequel rien ne peut distraire la malade de son désespoir, ni faire naître dans son cœur une pensée pour son mari et ses enfans, après avoir épuisé des moyens les plus variés sans succès, je fais appliquer un vésicatoire sur le bras gauche. Jusque-là j’y avais répugné à cause de la maigreur et de l'irritabilité de la malade.
Dès le lendemain le vésicatoire prend un aspect érysipélateux, le bras se gonfle, il en coule un fluide épais, blanchâtre, très aboudant, très fétide. Après un
mois, M est moins triste, elle repousse moins les
consolations et les distractions ; elle voit son mari d’abord avec indifférence, bientôt avec plaisir, enfin elle est rendue à sa famille, après deux ans de maladie; elle entend parler de ses enfans sans effroi, mais ne veut pas encore les voir, se défiant, dit-elle, d’elle-même. Mais elle surveille son ménage, va dans le monde, s’occupe et se sent mieux portante. Ce n’est qu’après six mois encore qu’elle desire avoir ses enfans auprès d’elle, pour diriger leur éducation , ce dont elle s’acquitte avec toute la tendresse qu’elle leur avait prodigué jusqu’à sa maladie.
I2l observation. — C..., née à la campagne, travaillait aux champs; elle est mariée à un homme très brutal; à a 6 ans elle devient enceinte; elle prend la gale,
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son mari lui cause toutes sortes de chagrins; néanmoins elle accouche , mais deux heures après elle est battue, maltraitée par son mari, qui lui jette un seau d’eau froide sur le corps; le jour même éclate une manie avec fureur. Les lochies se suppriment, les menstrues ne reparaissent plus; tous les moyens mis en usage pour guérir cette malheureuse ont été infructueux. Maniaque et furieuse pendant quatre ans, elle est aujourd’hui en démence.
i3e observation. — Madame B., âgée de 25 ans, issue d’un père sujet à la céphalalgie, qu’il dissipait en mettant de la glace sur sa tête, est douée d’un tempérament éminemment nerveux , d’une imagination ardente, d’un caractère vif et sensible. La cul-
ture des lettres et des arts qui fut la base de l’éducation de cette dame, en justifiant ses dispositions natives, contribua à l’égarement de ses passions. A l’âge de 24 ans, madame B. fait un mariage de raison. Sou mari se rend à l’armée. Madame B. fait quelques imprudences; elle est blâmée avec aigreur par ses parens et ses amis : un jeune homme, d’un extérieur agréable , lui prodigue des soins; elle devient amoureuse, et, après une lutte de quelques semaines, elle déserte l’habitation conjugale et se retire chez son amant , où elle éprouve des chagrins de plusieurs sortes. Elle est enceinte. Sa grossesse est troublée par des inquiétudes, par la jalousie, par le desir de plaire à son amant , par la crainte de faire une forte maladie, enfin, par les remords ; néanmoins elle accouche sans accident. Le deuxième jour après la couche, elle arrose son lit et sa chambre avec des odeurs;
DES NOUVELLES ACCOUCHÉES. a6g
elle quitte son lit, et marche nu-pieds malgré le froid. Dès le troisième jour, ses actions sont déraisonnables. Le huitième, elle a des rapports intimes avec son amant. Le neuvième, elle bouleverse tout chez elle, joue avec son amant, comme si c’était un enfant; elle donne peu de lait à son nourrisson.
Le quatorzième jour, madame B. est conduite dans un liospice, ce qui fait sur elle une très vive impression : la raison se perd tout-à-fait; elle déchire tout, et devient furieuse. Les soins continuels quelle donne à son enfant sont plus funestes qu’utiles à l’un et à l’autre, elle passe vingt-quatre heures toute nue, cachée sous un escalier. Le vingtième jour de sa maladie, 1 1 mars 1800, la malade m’est confiée.
Le visage est pâle, les yeux sont hagards, le ton de la voix est rauque et élevé, l’haleine est fétide, les seins sont flasques, l’agitation est continuelle, désirs bizarres, loquacité, propos obscènes, besoin irrésistible de déchirer , peau chaude, halitueuse, nulle inquiétude pour l’enfant.
Le vingt-et-unième jour de l’accouchement et de la maladie, bain, lavement purgatif, boisson calmante. Le vingt-deuxième, frisson, agitation, haine pour certaines personnes, cris, plaintes, état habituel de contrariété, rêve pénible, frayeur, terreur panique, crainte de la mort et du poison ; nulle idée suivie. Le vingt-troisième, mort de l’enfant, sans que la malade s’en afflige; les lochies n’ont pas cessée de couler. Le vingt-huitième, apparition des règles jusqu’au trente-troisième; depuis, calme et sommeil, mais délire. Le trente-neuvième,
2 7° DE l’aliénation mentale
retour de la raison : visite de l’amant; agitation dès le même jour.
Le quarante-huitième jour de l’invasion de la maladie, calme : nouvelle visite : agitation, insomnie; la malade éprouve la plus grande agitation; le délire est à son comble : madame B. cause avec son amant, quoiqu’il, soit absent; elle le croit dans les murs, dans sa chambre, et même dans son lit. Souvent pendant le jour, elle prend les nuages pour des ballons, appelle à hauts cris l’aéronaute Garnerin , pour faire avec lui un voyage dans la lune. Elle appelle son mari, son père, sa mère; elle déchire tout, et reste souvent nue: loquacité, rire bruyant, insomnie. Pendant ce temps, petit-lait de Yeiss tous les jours , suivi d’évacuations peu abondantes. Le soixante-et-unième , retour des règles qui cessent le lendemain. Le soixante-septième, bain froid et douche; violens efforts pour sortir du bain; au sortir du bain, faiblesse extrême; tremblement général; voix affaiblie; une demi-heure après, la malade a voulu quitson lit et manger. Même traitement jusqu’au 3 mai, on suspend les bains, à cause de l’apparition des menstrues.
Le soixante-quatorzième jour, io mai, les règles cessent. Le soixante-quinzième, calme, gestes insignifians, taciturnilé. Le soixante-seizième, bain tiède et douche. Le soixante-dix-septième, calme et sommeil. Le quatrevingtième, nouvelle douche ; refus opiniâtre de se vêtir. Le quatre-vingt-deuxième, quelques heures de raison. Le quatre-vingt-troisième, quelques taches de flux hémorroïdal. Du quatre-vingt-quatrième au quatre-vingtquatorzième, calme, mais peu de sommeil.
DBS NOUVELLES ACCOUCHÉES.
Le quatre-vingt-seizième jour de la maladie, 2 juin, flux hémorroïdal. 3. Agitation, mobilité extrême, propos obscènes, cris, déclamation. 5. Nouvelle douche. q. Appétit vorace. 11. Apparition des règles, pendant lesquelles la malade est extrêmement agitée; s’emporte et se contrarie pour rien. 16. Cessation des règles, calme. 1 9. Pleurs, madame B. à la conscience de son état, le désir d’être guérie. 3o. Calme, pleurs, sommeil.
Le cent-vingt-cinquième jour, 1" juillet, syncope hystérique. 4- Calme, raison; néanmoins la malade déchire tout, et dit des injures à ceux qui la servent. 6. Retour progressif de la raison, syncopes hystériques. Visite de son amant. 8. Syncope; mouvement fébrile, précédé de frissons. 12. Continuité de la fièvre, présentant les symptômes de la fièvre muqueuse, avec paroxysme le soir, et fréquentes syncopes hystériques; retour progressif de la raison. i3. Apparition des menstrues, qui coulent abondamment et cessent le 1 5 ; continuité de la fièvre : cependant la malade ne déraisonne plus, ne déchire rien, mange modérément. O11 l’entretient de ses affaires et de sa position, relativement à son mari. 2!. Retour chez son amant; elle a une colique violente; syncope. 24. Urine abondante, déposant un sédiment blanchâtre. Depuis le 8, époque de l’invasion de la fièvre, on a recours à un régime fortifiant, aux légers toniques, à l’exercice. 26. La fièvre, qui a présenté tous les caractères d’une fièvre muqueuse continue, est devenue intermittente-tierce; a persisté tout l’automne et une partie de l’hiver. Au printemps sui-
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vant, la fièvre cesse; la malade prend beaucoup d’embonpoint, et revient à sa gaîté et à sa vivacité ordinaires. Depuis, elle divorce, se marie avec son amant, est mère de deux enfans qu’elle nourrit et élève avec le plus grand soin. Madame B. est tombée plus tard dans la plus grande infortune, elle a éprouvé des chagrins domestiques , sans que rien ait pu altérer sa raison.
i4« observation. — N...., âgée de 3i ans, ayant toujours joui d’une bonne santé, était accouchée depuis deux mois, lorsqu’à la suite d’un violent chagrin , la folie éclata. Au moment de l’admission de N.... à la Salpêtrière, la face est animée, les yeux brillans, la peau halitueuse. La malade passe alternativement des cris, des vociférations, d’une agitation et d’une loquacité extrêmes, au repos et au silence les plus obstinés. Elle marche à grands pas, vomit des injures, tout-à-coup elle s’arrête, immobile, les yeux fixes, absorbé et impassible pour les objets environnans, ainsi se passent les jours et les nuits, sans sommeil, sans repos: ce délire dure pendant cinq mois, N.... parle seule, à voix basse, fait des signes mystérieux, tout-à-coup, elle pousse un cri perçant, croyant reconnaître les personnes qui l’environnent, elle devient furieuse contre elles.
Vers le milieu du cinquième mois, la face devient jaune, bise, puis terreuse. La mort a lieu le 6 octobre i 8 1 5 , six mois après l’accouchement.
Autopsie. — Crâne épais, ébuné, cerveau et méninges sains. Viscères thoraciques à l’état normal. Liquide séropurulent dans la cavité péritonéale , péritoine
DES NOUVELLES ACCOUCIIÉES. 273
épaissi, grisâtre dans toute son étendue, recouvert d’un enduit albumineux, jaunâtre. Muqueuse du conduit alimentaire saine, enduite de mucus jaunâtre. Foie mou, facile à déchirer.
i5e observation. — M. J. B., âgée de 28 ans, est née d’une mère qui, à 48 ans, avait eu une attaque d’apoplexie légère.
A 9 ans, B... a la petite-vérole; de 17 k 18 ans, elle est sujette à des retours de céphalalgie violente qui disparaissent après la première apparition des menstrues.
A 28 ans, B... accouche heureusement; elle éprouve beaucoup de contrariétés, son amant l’abandonne. Sixième jour après la couche, le délire éclate.
^Neuvième jour, B... est admise à la Salpêtrière; à son arrivée, elle est très agitée, elle à des hallucinations de l’ouïe, elle entend des voix qui lui répètent de faire du mal aux personnes qui l’entourent, elle se croit en société; jamais, dit-elle, elle 11’a eu des maux de tête, mais elle ressent de vives douleurs dans les membres; point de lochies.
Large vésicatoire dans le dos, bains tièdes prolongés, boissons rafraîchissantes d’abord, puis laxatives; après quelques jours le délire diminue; les menstrues se rétablissent; la convalescence; se prolonge; la malade demande elle -même qu’on entretienne le vésicatoire; bientôt la raison se rétablit, et B... sort de l’hospice après le second retour des menstrues.
de l’épilepsie.