DANS LA RÉSORPTION DU LAIT
dame mit au monde , en 1 8 1 7, un enfant qu’elle allaita; elle avait une très-grande quantité de lait , surtout à la mamelle gauche, siège de l’engorgement. Lorsqu’elle éprouvait des contrariétés , des mouvemens de colère , son lait disparaissait presque entièrement des mamelles ; et il survenait , au meme instant , une énorme quantité de flueurs blanches séreuses , jaunâtres , extrêmement abondantes. Leur écoulement se prolongeait l’espace de quelques jours; et il cessait dès que le lait revenait aux mamelles. Les mêmes phénomènes se sontreproduits plusieurs fois pendant l’allaitement.
Les vices dans la résorption du lait exigent peu d’attention par eux-mêmes ; il faut seulement ne pas les perdre de vue.
Franck fait mention d’une femme qui chercha àdissiper un engorgement des mamelles au moyen de fumigations aromatiques. Dès le deuxième jour, les seins s’affaissèrent; mais il parut à la cuisse droite une énorme tumeur blanche qui lui occasionna des douleurs atroces pendant plus d'un mois fi).
La résorption peut être retardée par une congestion trop forte et trop abondante de lait dans les mamelles : la quantité de ce liquide n’étant plus en rapport avec la quantité qui peut en être résorbée , il s’accumule dans les mamelles ; il les
(1) Voy. Médecine clinique.
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irrite , et finit par déterminer l’interruption de la résorption.
Cette fonction est encore troublée par le froid, par une percussion, et par les autres circonstances qui occasionnent l’inflammation des mamelles; elle peut aussi être suspendue par les passions tristes, qui diminuent l’action nerveuse sur les mamelles. Elle est augmentée par les passions vives et par les circonstances qui accroissent cette action.
On remédie à la diminution de la résorption du lait par la congestion de ce liquide dans les mamelles , en en procurant l’écoulement.
Si le défaut de résorption tient à des passions tristes , on y remédie autant qu’on le peut par des moyens de distraction, et d’autres analogues ; s’il tient à l’irritation et à l’inflammation des mamelles , on combat d’abord ces maladies , et on tâche ensuite, si la femme ne veut pas continuer de nourrir , de favoriser cette résorption. Les moyens propres pour cet objet, sont ceux qu’on emploie généralement pour accélérer l’absorption :
1.® La chaleur, des cataplasmes émolliens et chauds sur les seins; 2.“ les médicamens réputés résolutifs : l’emplâtre de ciguë, le persil, etc. 3 ® les moyens propres à favoriser les autres excrétions , tels quelles sudorifiques , les diurétiques , les évacuans , etc. : on suit à cet égard la même marche que lors^de la sécrétion du lait trop abondante dans les mamelles.