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PROPOSITIONS GENERALES

I. Le spasme est un état morbide caractérisé par l’action irrrégulière des forces motrices.

II. Il se présente à des titres divers dans toutes les maladies, mais il domine surtout dans les maladies appelées sans matière.

III. Une maladie spasmodique est celle dans laquelle le spasme , élément principal , subordonne à son influence tous les phénomènes pathologiques , et devient ainsi la source essentielle des indications à remplir.

IV. Les caractères des maladies spasmodiques , comme ceux de toutes les maladies , tirent leur

origiue , de leur étiologie, de leurs modes de ma nifestation , de leur solutiou , des effets thérapeutiques, etc. ; en un mot, de toutes les circonstances qui entrent dans leur constitution.

V Toutes les conditions qui peuvent détruire la synergie ou l’équilibre des forces, telles que les écarts de régime, les excès , les passions morales, etc., etc., favorisent puissamment le développement des maladies spasmodiques.

VI. Toutes ces causes, d’ailleurs, n’agissent qu’en vertu d’une aptitude propre au sujet , sans laquelle les maladies comprises vulgairement dans le cadre de la pathologie interne ne peuvent se développer.

VII. Les maladies spasmodiques sont essentiellement irrégulières. Elles prennent une inûnité de formes, et souvent les symptômes par lesquels elles se traduisent ne sont qu’un assemblage confus de phénomènes.

VIII. Les modes de solution des maladies spasmodiques ne sont pas assujettis à des règles fixes ; cependant on ne saurait nier l’existence de terminaisons naturelles heureuses. Celles-ci sont quelquefois amenées par la fièvre, par la sueur, les hémorrhagies, les éruptions cutanées. Ces maladies peuvent encore se transformer en d’autres états morbides, ou se terminer par la mort.

IX. Il est des maladies qui se rapprochent par leur nature des maladies spasmodiques ; d’autres leur ressemblent par leur manifestation.

Au premier groupe se rattachent les névralgies, quelques espèces de vésanies , la paralysie , des accidents d’empoisonnement, etc.

Dans le deuxième se trouve naturellement indiquée la distinction des trois catégories suivantes :

a. Lésions d'organe aiguës et qui se traduisent par des mouvements spasmodiques ;

b. Lésions d’organe établies avec lenteur, et qui simulent , par quelques-unes de leurs manifestations , des maladies spasmodiques ;

c. Enfin , maladies dans lesquelles le spasme est un accident sympathique.

X. Le traitement des maladies spasmdoiques n’est pas soumis à des lois particulières et différentes de celles qui appartiennent aux autres maladies.

On peut quelquefois aider et favoriser les voies de solution naturelle ; mais le plus ordinairement il importe d’agir activement , soit en décomposant les éléments constitutifs et attaquant chacun d’entre eux suivant son degré de prédominance, lorsque l’affection spasmodique est compliquée; soit en mettant en usage des moyens dont l’expérience a montré l’efficacité dans des cas analogues quand elle est réduite à son état de simplicité , ou en imprimant alors de profondes secousses à tout le système. Cette dernière méthode ne doit être appliquée qu’avec la plus grande prudence.

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