PROPOSITIONS EXTRAITES DES ÉPOQUES DE LA NATURE
Page 580. Néanmoins ces hommes, profondément affeetés des calamités de leur premier état, et ayant encore sous les yeux les ravages des inondations, les incendies des volcans.. . ridée qu'ils doivent périr par un déluge universel ou par un embrasement général^ le respect pour certaines montagnes sur lesquelles ils s'étoient sauvés des inondations. . . tous ces sentiments, fondés sur la terreur, se sont dès lors emparés à jamais du cœur et de Fespritde l'homme.
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TEXTE DE l'Écriture et objections.
5** Ainsi T homme, dans le premier état, eut 1* empire absolu sur les animaux qui lui obéissoient, et dont il ne pouvoit devenir la proie; et en leur donnant à chacun le nom qui leur convenoit, il montra qu'il n'étoit pas nu de corps et d'esprit : outre que par celte nudité de corps et d'esprit M. de Buffon contredit Tétat d'innocence et de grâce, qui a été le premier état de Phomme.
6° Suivant saint Pierre, en sa seconde Épître, c. m, ^ 7, « Cœli, qui nunc sunt et terra, eodem Verbo repositi sunt (( igni reservati, in diem judicii et perditionis impio- « rum... » Donc l'idée que le monde doit périr par un embrasement général ne doit pas être mise au nombre des idées superstitieuses.
Ailleurs M. de Buifon annonce la destruction de la nature organisée par le froid, ce qui ne s'accorde pas avec la destruction par le feu telle que raïuionce Tapôtre saint Pierre.
Sur Tépoqne à laquelle la terre a été habitée par les premiers hommes, M. de Buflbn (page 476) avait reconnu qu'on devait soutenir même rigoureusement, que depuis le dernier terme, depuis la fin des ouvrages de Dieu, c'est-à-dire depuis la création de l'homme, il ne s'est écoule que six à huit mille ans, parce que les différentes généalogies du genre humain, depuis Adam, n'en indiquent pas davantage... que nous devons cette foi, cette marque de soumission, à la plus ancienne, à la plus sacrée des traditions.