ANNÉES. DES ACCOUCH. DES MORTES. POUR
PARIS (Ville)1.
1 morte sur 169 accouchées.
1 morte sur 160 accouchées.
LEIPZIG (Polyclinique)2 3 4.
1 morte sur 92 accouchées.
BERLIN (Polyclinique) 5 *.
MUNICH (Polyclinique)1.
1 morte sur 119 accouchées.
GREIFSWALD (Polyclinique) 5.
1 morte sur 49 accouchées.
STETTIN (Polyclinique) ».
SAINT-PÉTERSBOURG (Ville)7.
209,612 accouchées, 1,403 mortes. 0,6 pour 100, 1 morte sur 149 accouchées.
Total général a domicile : 934,781 accouchées, 4,403 mortes, 0,4 pour 100. 1 morte sur 212 accouchées.
* Bulletin du Ministère de l'intérieur. n° 7.
2 Credé. Bericht. 1800.
3 Berliner Klin. WocJiensch, 1865. p. 415.
4 Hecker. Klinik der Geburtskunde.
* Monatssclir. für Geburtskunde. 1863, t. XXII p. 68.
Monatssclir. für Geburtskunde. 1861, t. XXVIII, p. 166.
7 Hugenberger. Bericht aus dem Hebam. — Inst. Saint-Pétersbourg. 1863
Ainsi, sur 888,312 femmes accouchées dans des Maternités ou dans des hôpitaux, 50,594 sont mortes.
Sur 954,781 accouchements opérés en ville, soit par des médecins appartenant à un service d’assistance publique ou privé et parmi la classe pauvre, soit dans la clientèle civile, 4,405 ont été suivis de mort.
La mortalité a été dans le premier cas de une femme sur 29 accouchées ; elle n’a été dans le second cas que de une sur 212.
Cette différence si remarquable dans la mortalité après l’accouehement suivant qu’il s’est effectué en ville ou dans des établissements hospitaliers ne tient pas à des conditions particulières de race, de climat, d’agglomération ou de dissémination des populations : à Londres, à Paris, à Saint-Pétersbourg, à Dublin, à Tienne, «à Leipzig, à Halle, à Munich, à Zurich, à Prague, à Dresde, à Moscou, dans les petites villes comme dans les capitales, au centre comme au nord de l’Europe, la mortalité a été partout à peu près la même, et cependant, comme je le dirai plus loin, la constitution intérieure, l’aménagement, l’hygiène des diverses Maternités ont présenté, comme la thérapeutique employée, des différences quelquefois notables.
L’évaluation statistique de la mortalité après l’accouchement, comparée en ville et dans les services hospitaliers, servant de base et de point de départ à la discussion dans laquelle je dois entrer, il me faut avant tout fixer la valeur des statistiques que je produis.
Je dois faire observer tout d'abord que la distinction n’a presque jamais été faite entre les décès pour cause purement puerpérale et ceux amenés par des maladies intercurrentes, comme pneumonie, pleurésie, fièvres éruptives, etc., en rapport plus ou moins éloigné avec la puerpéral ité.
Ce desideratum peut seulement être comblé pour quelques établissements.
Le tableau suivant montre quel a été, pour 1862, dans les divers hôpitaux de Paris et dans les services spéciaux d’accouchement, le
chiffre des décès pour cause puerpérale et ceux amenés par des maladies plus ou moins étrangères à la puerpéralité. En acceptant, comme parfaitement établi dans tous les cas, le diagnostic ante ou post mortem, nous voyons que la fièvre puerpérale a été, et de beaucoup, la cause la plus fréquente de mort.