A. Clinique stationnaire. — Elle consiste
a. Dans l’examen gynécologique des femmes enceintes ou non enceintes.
b. Dans les soins donnés pendant et après l’accouchement.
c. Dans les soins donnés aux malades reçues à la clinique.
Pour remplir ces divers buts, l’enseignement a été divisé en cours se faisant à des heures différentes, et les élèves ont été divisés en plusieurs divisions.
3. Deux heures par semaine sont affectées à l’exercice du toucher sur les femmes enceintes, savoir : mardi et vendredi, de 5 à 6 heures du soir.
Les élèves pratiquants ( practieanten ) sont, à cet effet, divisés en groupes, dont un seul est admis à s’exercer pendant la leçon, et qui alternent à tour de rôle. Le nombre des séances serait augmenté si le nombre des élèves devenait plus considérable.
4. Pour les soins à donner pendant l'accouchement, les pratiquants sont partagés de façon à ce que ceux qui appartiennent à un groupe ne puissent gêner par leur présence ni l’accouchée ni leurs camarades chargés d’intervenir médicalement. Les élèves doivent, autant que possible, demeurer aux environs de la Maternité pour éviter les retards dans leur convocation. Si un élève change de domicile, il doit l’indiquer au directeur, qui, s’il y a lieu, le placera dans un autre groupe d’élèves.
5. Suivant l’ordre d’inscription, on désigne à chaque pratiquant une femme qu’il doit spécialement observer et accoucher. En outre, on lui adjoint un certain nombre d’élèves auscultants appelés aussi à tour de rôle. Si un élève a été absent soit parce qu’il n’a pas remis son adresse ou sa clef au domestique de la Maternité, soit parce qu’il a manqué à l’appel, il ne peut demander à remplacer son tour perdu par un autre accouchement, à moins qu’il ne puisse donner un motif valable de son absence. Le certificat d’assistance à l'accouchement n’est donné qu’à celui qui a pratiqué l’accouchement.
6. Le pratiquant chargé de l’accouchement se tient dans la chambre même de la malade; il prend l’observation et les notes nécessaires à‘ sa rédaction, d’après le modèle imprimé. Cette feuille d’observation, remplie jour par jour, doit être représentée par l’élève lorsqu’il demande à faire partie des pratiqirants de la polyclinique..
7. Tous les accouchements normaux sont faits à tour de rôle par les pratiquants.
Les accouchements anormaux, en tant qu’ils peuvent être confiés aux aides d’accouchement, sont également soignés par les pratiquants si ces derniers ont déjà acquis au cours clinique l’expérience et l’habileté nécessaires, prouvées par un certificat spécial. Si le pratiquant désigné par avance pour cet accouchement, qu’on pouvait croire normal, n’est pas encore muni de ce certificat, l’accouchement est confié à un autre pratiquant possédant ce certificat, en suivant toujours l’ordre d’inscription sur la liste.
Les accouchements particulièrement difficiles sont faits par le directeur lui-même, ou, suivant les cas, par son assistant. On cherche, dans ces circonstances, à faire assister à l’opération obstétricale le plus grand nombre possible d’élèves pratiquants ; c’est pour cela qu’il est désirable qu’une double clef de leur appartement soit toujours déposée chez le domestique de la Maternité.
8. Le pratiquant qui fait l’accouchement ne doit pas s’éloigner avant sa terminaison complète. 11 ne doit pas faire d’opération obstétricale en l’absence du directeur, à moins qu’il n’y ait péril à attendre.
9. Si les suites de couches sont normales, le pratiquant qui a fait l’accouchement visite la femme tous les jours à 8 heures du matin, accompagné du directeur. Il ne peut faire cette visite à une autre heure de la journée. Il ne peut également, s’il est chargé de soigner l’une d’elles, entrer dans la salle des femmes enceintes, qu’en présence du directeur ou de l’assistant.
10. Les malades de la clinique gynécologique de l’hôpital de la Charité, aux heures de clinique du pratiquant, sont amenées successivement à l’amphithéâtre; un des pratiquants l’examine autant que possible complètement, et le directeur fait ensuite sur la malade une leçon détaillée. L’observation du traitement est prise avec soin.
1 1 . B. Clinique ambulatoire (consultation). — La clinique de consultation a lieu trois jours par semaine à 1 0 heures. Chaque pratiquant, en présence du directeur, est appelé à tour de rôle à examiner la malade, à donner son diagnostic et à proposer un traitement. Il fait et signe l’ordonnance.
12. C. Polyclinique obstétricale et gynécologique. — Elle a pour but de permettre aux pratiquants de faire des accouchements à domicile, d’observer et de traiter les maladies spéciales aux femmes, chez celles qui ont besoin des secours publics, mais qui peuvent être soignées à domicile.
15. Les pratiquants ne sont admis à la polyclinique obstétricale qu’après avoir fait et suivi complètement deux accouchements au moins dans la clinique, et après avoir fait
preuve d’habileté et d’instruction. Un pratiquant est appelé à chaque accouchement de la polyclinique; une sage-femme y a déjà été appelée. Il fait lui-même l’accouchement s’il est normal ; mais, s’il y a quelque anomalie, il doit écrire au directeur pour le prévenir, afin de faire sous sa direction ou celle de l’assistant, ce qui est nécessaire et les opérations, s’ilv a lieu. Le pratiquant qui, san motif, a manqué à l’appel ou est parti avant la fin du travail, n’est plus appelé.
14. Le pratiquant qui a fait un accouchement à la polyclinique doit visiter la femme pendant dix jours; il rédige l’observation et la remet avant le premier lundi, après l’accouchement, au directeur.
15. 11 est défendu d’instituer un traitement pour une accouchée ou une malade de la polyclinique, sans prévenir le directeur ou son assistant.
16. Les observations d’accouchements faits par les pratiquants ou des maladies soignées par eux sont lues à l’heure de la clinique, ordinairement le jeudi, et développées scientifiquement au point de vue de la pathologie et de la thérapeutique. D’après un ordre exprès du ministre de l’instruction publique et de la médecine, les observations des cas intéressants doivent être rédigées en latin et lui être remises.
17. Le pratiquant quia traité une femme ayant succombé doit en faire l’autopsie et en ajouter le résultat à l’observation qu’il communique à la clinique suivante. Cependant les certificats de décès ne peuvent être signés que par le médecin en second ; les pratiquants ne doivent jamais y apposer leur signature.
18. Le pratiquant doit toujours remettre sa carte et une double clef de sa chambre au domestique de l’établissement, afin de pouvoir être prévenu soit le jour, soit la nuit, en cas de besoin.
Le pratiquant doit donner, au commencement de la clinique, un thaler au domestique pour tout le semestre ; en outre, le domestique reçoit deux silbergroschen et demi (environ 50 centimes) chaque fois qu’il va chercher un pratiquant pour un accouchement de la polyclinique.