HALLE
La Maternité de Halle, située près de la Clinique, dont elle est séparée par la cathédrale, forme le coté d’un quadrilatère de bâtiments dont le côté opposé est occupé par ramphithéâtre d’anatomie.
Le bâtiment se compose d’un rez-de-chaussée où se trouvent la cuisine, les bureaux, la salle des cours théoriques, les magasins, etc., d’un premier étage formé d’nn long corridor longeant la façade principale, et sur lequel s’ouvrent toutes les salles. Celles-ci sont carrées, et ont environ 6 mètres de côté. Elles sont placées ainsi à partir du fond du corridor.
Trois salles, renfermant chacune trois lits pour femmes accouchées, la salle où se font les accouchements, la salle des leçons cliniques, la chambre de la sage-femme; deux chambres communiquant, pour les femmes enceintes ; deux salles alternant avec celles occupées par les accouchées, et vides au moment de ma visite; l’escalier, et enfin la chambre du médecin assistant.
Depuis dix-huit ans, il n’y a pas eu de fièvres puerpérales dans la maison, encore moins d’une manière épidémique; ce qui se comprend facilement, puisque la Maternité ne reçoit que 140 femmes environ par an. Il n’y en a donc à la fois que de trois à cinq, et le jour de ma visite (12 juin 1864), il n’y en avait que deux.
Une cinquantaine d’élèves suivent les cours; mais c’est par sa polyclinique d’accouchements que Halle doit appeler notre attention.