‹ Des mécanismes respiratoires chez les Crustacés Décapodes; essai de physiologie évolutive, éthnologique et phylogéniqueChapitre 13 sur 82 · SES DONNÉES. — DONNÉES MÉCANIQUES; DONNÉES BIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

SES DONNÉES. — DONNÉES MÉCANIQUES; DONNÉES BIOLOGIQUES

Les conclusions des expériences de MILNE-EbwaARDS ne sont pas exactes ; le problème de la circulation de l’eau dans la chambre branchiale est beaucoup plus complexe que ne le supposait ce savant; les données sont à la fois des données mécaniques et des données

biologiques.

Je n’ai pas la prétention de résoudre d’une manière rigoureuse le problème, — cela serait, je crois, bien difficile, — mais seulement

de l’aborder par ses points de vue Imtéressants. Les quelques calculs que j'introduirai ne doivent être considérés que comme un mode facile d'exposition; comme leurs résultats seront traduits en langage ordinaire, ils pourront être passés sans inconvénients par le lecteur; ils ne seront d’ailleurs qu'une expression imparfaite de la réalité.

Données mécaniques. — Je simplifierai déjà la question en supposant que l'appareil respiratoire des Crustacés que J'étudie a une forme géométrique.

La chambre branchiale et la gouttière expiratrice peuvent être

assimilées à deux cylindres superposés, C et €, le cylindre inférieur, C', de longueur Z et de diamètre large, le cylindre supérieur, €, de longueur / et de diamètre étroit. Les deux cylindres communiquent. L'eau peut entrer par une fente pratiquée le long d'une génératrice du grand cylindre, ou bien par une série d'orifices le long de la même génératrice, et sortir par l’orifice supérieur du petit cylindre.

D RS pe due de CR e —

FiG. 1. — Schéma de l'appareil respiratoire. Z, longueur du cylindre C ; l, longueur du cylindre c ; h, hauteur verticale comptée du point d'entrée de l’ean au niveau libre de celle-ci ; y, distance entre la base de la cavité branchiale et l'orifice d'entrée de l'eau ; A, diamètre maxima de la fente d'entrée ; à, diamètre au point d'entrée.

La circulation de l’eau a lieu sous l’action d’une lame ondulante, le scaphognathite, qui se meut à l’intérieur de €, emprisonnant à chaque battement une quantité d’eau w, pour la rejeter ensuite par l'orifice supérieur ; le nombre des battements de la lame motrice étant » par minute, la quantité d’eau qui est ainsi rejetée pendant cet espace de temps est

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