DE
ne ee
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longs poils réguliers ; vers l'extrémité il se produit un rabattement, accompagné d'une légère incisure; il y a comme une ébauche du lobe portunien que nous allons voir se découper sur la lacimi de tous les autres Portunidés, tant dans la série des Neptunes, que dans celle des Portunes.
Lacini chez les Neptunes. — Chez l'Achelous orbicularis RicuTER, à la pointe, se différencie un lobe dit /obe portunien (Dp); au-dessous apparaît l’'ébauche d'un second lobe {e). Le lobe p est couvert de longs poils contre lesquels viennent frotter les extré mités des fouets exopo diaux. Le lobe e est garni sur son bord de poils plumeux. Le bord antérieur de Et PA
RicTer. p, lobe portunien; e, pseudo- d'habitude, une rangée de
lobe portunien. poils.
Chez l’'Amphitrite hastata L., le lobe portunien a à peu près la même forme. Chez le Neptunus sanqguinolentus HErBsr (fig. 107), il se redresse vers le haut, en se détachant nettement. Chez les Callinectes diacanthus Larr. (fig. 109), il ne dépasse
pas le niveau du bord anté- 7” rieur poilu de la lacini.
Quel est le rôle de ce lobe 7
portunien ?
En examinant ce qui se passe chez l’Achelous orbicularis RICHTER, On arrive à : 12 1G. 107-108. — Lacini des maxillipèdes le considérercommeunesorte F16- 1071 = DE | antérieurs. 1° chez le Neptunus de brosse pour les fouets sanguinolentus HERBST; 2° chez le exopodiaux. Goniosoma anisodon DE H4ax.
Voyons s’il y a un rôle dans la constitution des orifices respiratoires. Chez l'Amphitrile hastata L., le bord antérieur poilu de la lacini et le lobe portunien s'avancent jusqu'à une très petite distance
de l'endostome qui est très accusé, et ainsi l’eau est obligée de passer par une fente étroite garnie de poils.
Chez le Neptunus sanguinolentus Hergsr, le bord antérieur de la lacini est assez éloigné de l’endostome qui présente une incurvation antérieure, contribuant à former un orifice expirateur.
Chez le Callinectes dia-
canthus LATR., l’endostome US est à peine indiqué par une’ KA rangée de poils (Voir fig. 110); FiG. 109-110. — Callinectes diacanthus
un peu un arrière se trouve le % ne a ras africanus A. M.-Epw. Lacini des
bord antérieur de la lacini; maxillipèdes antérieurs et orifice quant au lobe portunien il respiratoire qu'elle délimite. atteint la ligne médiane et est balayé par les extrémités des fouels exopodiaux.
Chez le Podophthalnus vigil Fagr., la lacini, allongée dans le sens latéral, se redresse en arrière ; or, le fouet exopodial est très
développé.
Lacini chez les Polybies et les Porlunes. — Chez les Polybies, ia lacini est courte comme chez les Carcins; le lobe portunien commence à se différencier.
FiG. 111-112. — Lacini des pattes mâchoires antérieures chez les Portunes (Portunus depurator L. et P. puber L).
Les Portunes présentent des variations nombreuses de la lacini mais qui ne paraissent pas avoir une grande importance : chez les Portunus puber L. en particulier, le lobe portunien développé se dresse vers le haut.
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Résumé.— En résumé, la lacini est plutôt allongée transversalement dans la première série, plutôt courte dans la deuxième : son bord antérieur garni de poils semble jouer un rôle filtrant; quant au lobe portunien, il ne tarde pas à apparaître chez les formes différenciées des deux séries ; il semble que les lacini en s'étendant vers la crête de l’endostome pour constituer des orifices filtrants, suppléant l'absence de chambre prostomiale, rencontrent des saillies variées, qui déterminent leur contour irrégulier ; le développement du lobe portunien semble également en rapport avec celui des fouets exopodiaux, pour lesquels il servirait de brosse; outre le lobe portunien {p) on observe une languette fe) qui résulte de ce fait que la lacini vient se mouler plus ou moins sur les mandibules ; je l’appellerai languette mandibulaire et la désignerai désormais par m.
S 3. — CHAMBRE BRANCHIALE DES PORTUNIDES. f
La forme de la cavité branchiale dépend dans une certaine mesure :
1° De la largeur du sternum par rapport à la longueur de la carapace ;
2 De la largeur de la carapace par rapport à sa longueur (largeur maxima et rétrécissement postérieur) ;
3 De la distance verticale entre le sternum et le dessus de la carapace ;
4 De l’inclinaison des flancs épiméraux ;
5° De l’envahissement de la carapace par le foie.
Chez le Platyonichus ocellatus LATR., qui a une carapace suborbiculaire (un peu rétrécie postérieurement), le sternum est très large, et les flancs épiméraux sur lesquels reposent les branchies sont très peu inclinés ; aussi celles-ci ont la même inclinaison et sont très longues ; cette disposition s'accorde avec le grand aplatissement du corps.
Nous la retrouvons chez tous les Neptunes. L'Achelous orbicularis RicuTER, l’une des espèces les plus primitives, par la forme de la carapace, l’extrème aplatissement du corps, la largeur du sternum, se rapproche d’ailleurs beaucoup du Platyonichus
ocellatus LaTr. Chez les Ariphitrite, les Neptunus, les Callinectes, la carapace subit un élargissement des plus caractéristiques, augmenté encore par la présence de deux pointes latérales (d’où l’apparence de rétrécissement postérieur) (1). Chez l’Amphilrile hastata L., la largeur de la carapace est double de la longueur ; chez les Neptunus et les Callinectes, elle est plus considérable encore. Le sternum est très large, comme on peut le constater chez le Callinectes diacanthus LATR.
Si l’on examine chez ce dernier Crabe la disposition des branchies sur les flancs épiméraux, on constate que la pente des branchies n’est jamais très prononcée : maxima pour 6 c” et 5 €”, faible pour 4 c et 4 b, elle est imsignifiante pour les branchies antérieures, qui sont de plus en plus courtes.
Le Podophthalnius vigil FABr. se comporte comme un Neptune : la pente des branchies est faible (ces organes se trouvent presque directement sous la carapace).
Le Polybius Henslowi LEacx présente un contraste complet avec Le Platyonichus ocellatus et les Neptunes : la carapace ne présente qu'un faible élargissement, et les branchies ont une pente plus
considérable.
: H longueur carapace Chez les Portunes, l'examen du rapporti= = = >| Le le]
donne lieu à des considérations intéressantes, comme pour les Cancer (Voir plus haut).
Chez les Portunes de différenciation moyenne et avancée, telles que le Portunus holsatus FABr. (à — 1,32), le Portunus arcuatus LEACH (2 — 1,25), le Portunus puber L. (i — 1,33) l'élargissement de la carapace n’est pas plus considérable que chez le Platyonichus ocellatus LATR. (à — 1,28).
Chez le Portunus pusillus LEACH, qui a une avancée frontale très
L Q H « ñR @] = prononcée, le rapport = -— descend à 0,89, tandis que chez le
Portunus depurator L. et chez le Portunus tuberculatus Roux (lequel a deux épines latérales), il s'élève à 1,5 et à 1,84. IL est à remarquer que chez tous les Portunes qui présentent pour ? des valeurs extrêmes, la chitinisation est anormale, et par suite la membrane de chitine est assez plastique : le Portunus pusillus LEACH
(1) Le foie n'envahit pas la carapace au même degré que chez les Cancer.
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reviendrait peut-être à une forme ancestrale à front avançant voisine du Portunminus nasutus LATR. : 1e Portunus depuraltor L. et surtout le Portunus luberculatus Roux manifesteraient une tendance à l’évolution neptunienne ; et ces faits pourraient peut-être conduire à celte conclusion que les deux séries de Portunidés auraient eu un ancêtre commun, dont le Portumnus nasutus LaTR. n’est peutètre pas très éloigné.
Remarquons pour terminer que chez les Carcins 2 est faible : eh D Le
Valeurs diverses du rapport à — . chez les Portunidés.