‹ Des méningites suppurées non tuberculeusesChapitre 11 sur 52 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Méningite cérébro-spinale à pneumocoque che:{ une femme atteinte de Tub. pulm., par le Thibierge (Merc. méd., 23 mars 1892). (Résumée).

La malade qui fait l'objet de cette observation se plaignait de douleurs atroces et continues dans la tête, avec exacerbations assez intenses pour lui arracher des cris.

Les crises se reproduisaient pendant une partie de la nuit et empêchaient presque complètement le sommeil.

Les douleurs siégaient à la convexité du crâne.

On constatait en outre des douleurs à la nuque et le long du dos. Ces dernières étaient moins intenses que celles de la tête.

La raideur du cou était manifeste sans aller jusqu'à la vraie contracture.

La malade présentait une hyperesthésie générale portant surtout sur les masses musculaires, et particulièrement les membres inférieurs.

Pas de contracture, ni de paralysie. Tout au plus de temps en temps pouvait-on remarquer quelques légers mouvements spasmodiquesdans les extrémités, ces mouvements étaient rares et peu accusés. Les réflexes tendineux étaient normaux.

Les organes des sens ne présentaient rien à signaler. L'ouïe seule était un peu altérée.

Périphérie. — On constatait des troubles de la circulation. La raie méningitique apparaissait facilement.

Symptômes nerveux. — Les symptômes consistaient en agitation, délire, loquacité. Le délire était surtout fréquent la nuit et prenait le caractère professionnel.

Le visage était anxieux et congestionné.

La température demeura à peu près normale.

Pouls, 132.

Urines. — Albumine, o gr. 50 cent, par litre.

Poumon. — A l'auscultation on entendait aux deux sommets unerespirationrude avec expiration prolongée.

Au sommet droit il y avait en outre des craquements très nets.

Antécédents. — Ces symptômes étaient observés le 6 février, or le i^"" février, la malade avait ressenti une douleur vive dans la région lombaire, comme si on l'eût frappée de coups de bâtons. Puis elle avait ressenti des frissons et une sensation de fièvre. Elle avait eu des vomissements alimentaires et bilieux; lesoir^ la céphalalgie était apparue.

7 février. — Céphalée persiste.

Après-midi délire intense, puis coma absolu.

8 f 'vrier. — Crises de polypnée, de 30 à 90 secondes de durée.

Pouls, 136.

Température, 29.

Mort dans la nuit.

Autopsie faite par M,, le professeur Cornil- — Méningite; congestion et état trouble de la pie-mère sur presque toute l'étendue du cerveau sans trace de granulations tuberculeuses . Près de la scissure de sylvius, à droite de

la base, sur quelques points de la surface convexe, on trouve des plaques Ôl exsudât fibrino-purulent épais rappelant l'exsudat pleurétique métapneumonique.

Méninges rachidiennes, congestion intense sur toute la région postérieure.

Plaque purulente analogue à celle du cerveau au niveau de la face postérieure, à l'origine de la queue de cheval.

Tournons. — Congestion et tubercules.

Examen bactériologique. — Pneumocoque très virulent dans l'exsudat.

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