CONCLUSIONS CLINIQUES
i" — Des méningites suppurées, il en est une, celle à pneumocoques, qui peut affecter des symptômes spéciaux : forme fébrile, forme cérébro-spinale; les autres méningites ne nous ont pas paru présenter de symptômes particuliers.
2° — La marche de la méningite suppurée est extrêmement rapide dans la majorité des cas.
3° — La température n'est pas un signe absolument certain de la gravité ou de la non gravité de la maladie.
CONCLUSIONS DIAGNOSTiaUES
1° — Le diagnostic des méningites suppurées survenant chez un individu en bonne santé est en général possible.
2° — Lediagnostic des méningites survenant au cours d'une maladie générale est souvent difficile.
3° — La méningite à pneumocoques peut, par ses symptômes particuliers, être diagnostiquée.
4° — Le diagnostic peut être hésitant, entre autres choses, avec les troubles cérébraux produits par les otites que l'on remarque souvent au cours de la rougeole et qui ne s'accompagnent qu'exceptionnellement de méningite suppurée.
3° — Il ne faut pas oublier, en faisant le diagnostic d'une méningite, que beaucoup d'états cérébraux peuvent en imposer pour une méningite suppurée et qu'à l'autopsie on ne trouve, sur les méninges, pas de trace de suppuration.
6° — Ce qui précède s'applique aux maladies générales, mais, il est d'autres états qui peuvent créer une difficulté de diagnostic : ce sont tous les états pseudoméningitiques que nous avons cités au chapitre Diagnostic.
j° — Quant au diagnostic de la topographie des lésions, nous pensons que si, dans un grand nombre de cas, on peut trépaner au point exact où se trouve l'épanchement purulent, il n'en est pas toujours ainsi
étant donné le cas que nous citons, dans lequel la méningite, suite d'otite, présentait sa nappe purulente du côté opposé à celui où étaient apparues les lésions de l'oreille et du côté opposé également à l'hémisphère cérébral qui commandait aux symptômes observés.
CONCLUSIONS THÉRAPEUTIdUES
i" — L'antisepsie buccale doit être pratiquée avec soin étant donné l'état particulièrement infect des voies aériennes digestives supérieures. Ceci comme traitement prophylactique.
2° — L'antisepsie du tube gastrique (naphtol, etc). doit être aussi pratiquée. Quant aux vésicatoires ils nous paraissent inutiles.
3° — Quand les symptômes seront suffisamment coordonnés et qu'on pourra penser à une localisation de l'épanchement purulent la trépanation devra être employée.
4" — Les Anglais avec Mayo Robson ont pensé qu'on pouvait impunément drainer la cavité crânienne pour \e plus grand bénéfice immédiat du malade et sans que des symptômes de compression ou d'adhérence doivent être redoutés par la suite.
5° — Une nouvelle tendance procédant de ce qui précède paraît devoir s'établir, c'est l'intervention chirurgicale, non seulement sur l'encéphale, mais sur toute l'étendue du canal rachidien. Nous lui préférons, au moins en théorie :
6° — Le procédé de la vaccination spéciale qui nous
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paraît être, bien que peu étudiée encore, un procédé de choix dans l'avenir. Ce procédé qui serait inférieur, s'il n'était que prophylactique, puise une importance énorme dans ce fait très intéressant qu'il est aussi thérapeutique. ,