‹ Des méthodes antiseptiques en obstétriqueChapitre 12 sur 27 · PERMANGANATE DE POTASSE · texte numérisé non relu

PERMANGANATE DE POTASSE

Le peruiang^anate de potasse mérite d*atlirer notre

•Tltention. Il est soliible dans 15 à 16 parties d'eau, mais

' i ne sera jamais nécessaire d'avoir recours à des solu-

ions aussi concentrées. Une solution à 5/1000 est irri-

iante; elle est donc déjà trop forte. L'emploi de solutions

^a 1/3000 n'entraîne pas le moindre inconvénient et, à

titre, elles sont parfaitement suffisantes (Davaine),

ur neutraliser le virus septique. Le permang^anate de

*^potasse s'emploie (généralement sous la forme de solu-

"plions à 1/1000. Son action est très rapide, mais s'épuise

vite. Il a au point de vue pratique, l'immense inconvé^

nient de colorçr en rouge brun(l)le linge, lapeauettous

les objets avec lesquels il se trouve en contact; c*est là

F le principal reproche qu'on puisse lui adresser.

En obstétrique, on l'a employé dans des pièces de pansement, mais on y a surtout eu recours pour pratiquer des injections intra-utérines dans des cas de lochies fétides, avec rétention de cotylédons placentaires ou de débris de membranes. On n'a cessé d'y avoir recours que depuis la découverte d'autres antiseptiques aussi puissants et moins désagréables à employer. Cependant

(i) On fait disparaître rapidement cette coloration en lavant les linges ou la peau avec une solution d'aéide ehloliydrique à i 0/0.

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t}>th (1) qui, chargé d'établir un règlement pour emi^cher la propagation de la fièvre puerpérale, recom- ^.anda aux sageâ-femmes d'avoir toujours à leur dîspotion une solution de 12 gr. d'acide benzoique dans gr. d'alcool, d'en verser deux cuillers à bouche dans in litre d'eau pour la désinfection des mains, des instruments et pour les injections.

Nous savons déjà qu'il est un excellent modificateur ies urines, et on devra y avoir recours chaque fois qu'une femme aura de la rétention d'urine avec fermentation ammoniacale (2).

Le sulfite de soude a été préconisé en Italie^ notamment par Minich (3). Gel antiseptique, bien moins puissant que l'acide phénique, ne pourrait guère être employé que dans le cas de plaie vulvaire. On pourrait alors avoir recours à la formule suivante :

Sulfite de soude 100 grammes*

Glycérine 50 —

Eau 1000 —

<1) Roth. Sur la prophylaxie puerpérale. Bayr. arztl. Intolligenz* blatt, 1873, n* 7,

(2) Ou s*est servi de Tacide benzoique pour faire de la gaze benzoée. (Bruns, Eiaige YorschlUge zum antiseptichen Yerband Berliuer klin. Vochenscbrift, 1878, n^ 29, donne la formule suivante :

I kilo de gaze et trempé dans une solution de 2500 gr. de :

Acide benzoique 50 grammes.

HuUe de ricin 20 —

Bsprit de Tin 2430 —

(3) Minich, Cura aatiseptica délie Ferite, etc. Venise, 1876.

Bar.

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