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Article premier. Le meilleur instrument est celui qui fait voir . avec le plus de pureté et bien nettement» les différons détails des objets ; peu importe qu'il soit construit de telle ou telle manière, chromatique ou achromatique, planatic ou aplanaticy bien ou mal ajusté, que les lentilles soient biea ou mal travaillées, polies ou centrées. Si je pouvais voir dans un microscope fait avec le crystallin d'un merlan pourri, quelqu*objet qui ne fui pas visible dans un autre instrument, je dirais que le premier est le meilleur et reste mattre du champ de bataille (1).
Art. 2. Lorsqu'on veut comparer un microscope à un engiscope, il faut employer le même objet: s'agit-il d'écaillés d'insectes, on doit les dessiner pour être toujours sûr de choisir le même spécimen. Art. 3. Cœteris paribuSy je dois dire que le meilleur instrument est celui qui fait parfaitement voir un objet avec le pouvoir le moins fort. Soit un instrument A, qui permet de bien voir un objet avec un pouvoir de 200, tandis qu'un autre , B , dévoile également bien tous ses détails sur une plus petite échelle, avec un pouvoir de 100, je dirai que B est le meilleur: dans ce cas, je suppose que lorsque la puissance des deux appareils est fixée à 100, leur effet n'est pas égal, et que B a tout l'avantage. Mais si leur puissance était portée à 200 et qu'alors  eût l'avantage, je dirais encore que B est le meilleur. Dans mes écrits, j-'ai souvent insisté sur ce
(1) Nous traduisoi» littéralement; à part les embeUissemens tant soit peu britanniqQes dont Fauteur a orné sa pensée» nous sommes convaincus qu'elle De rencontrera pas d'opposition.
point, et signalé ce que je considère comme des raisons suffisantes de mes assertions.
Art. 4. Si deux instrumens, G et D, font voir également bien les stries et les taches d'un objet, mais qu'avec G on aperçoive le bord de Técaille ou de la plumule (l'appareil demeurant fixé au point nécessaire pour voir les stries), de telle sorte que les stries et le périmètre soient visibles en même temps ; si D ne donne pas le même résultat, G sera le meilleur.
Art, 5. Si avec un instrument, les lignes d'un test paraissent formées par une agrégation de points ou globules, ou brisées, interrompues, déchirées, tandis qu'un autre microscope les montre distinctement, comme de véritables lignes tracées à la plume, ce dernier l'emportera, etc. (1).
Art. 6. Si avec deux instrumens, on voit également bien certains corps striés étudiés comme objets transparens, mais que l'un des deux les montre plus ou moins nettement comme objets opaques, ce dernier aura l'avantage.
Art. 7. Si deux instrumens sont également bons sous tous les rapports, mais que l'un^ d'eux soit achromatique, il devra être préféré, car les images seront exemptes de coloration , etc.
Les différens test^objects sont représentés planche 5.
Fig. 1 et i'. Ecailles de la Forbicine,
— 2. Plumule du petit papillon du chou.
— 3. Id. du grand papillon du chou dont les détails ont
été dessinés avec une amplification égale à fig. 3'.
— 4. Ecailles de la podure.
— 5, 5', 5". Appendices flagelliformes et cils d'infiisoires dé-
crits par M. Dujardin, Ann. des Se. Nat. ^tom\, 1836.
(1) Noos n'admettons pas cette proposition. Les stries doivent au contraire paraître granulées; comment admettre que les dentelures découvertes par le docteur Brewster, puissent avoir l'apparence d'une ligne non interrompue et parfaitement droite?