ENIGME
Idéal ! Réalité !
Eternelle antinomic :
L'une, ombre; l’autre, clarté. Profonds creusets d’alchimie Où la pâle abstraction
Heurte le positivisme,
Où le verbe et l’action Désoxydent l’atavisme.
Nouveaux Charybde et Scylla
Où l’aride espoir s'engouffre,
En cherchant un valhalla
Pour l’âme humaine qui souffre, ‘
Idéal, suprême accent!
Prière de l'esclavage, Sémaphore éblouissant
Guidant la nef au rivage.
Prétexte vain de l’amour
Et sa perversion folle,
Qui crée une Pompadour
Et fait d’un monstre une idole,
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Médiateur d'homme à Dieu Nivelant toutes les castes, Dans l’arcane du Saint-Lieu Entraînant les foules vastes.
Profond regard ingénu
Qui serute l'orbe céleste, Interrogeant l’inconnu
Du stellaire palimpseste.
Coup de burin magistral Au marbre du mausolée, Nimbant le ver sépulcral Dens la funèbre vallée.
O0 bourr pensée,
Et quelles & nchir Sur 1 rout crée
Pour savoir re ret ?
Comme la sphinge d'Egypte Scellez-vous le lourd décret Sous la pierre de la crypte ?
— Enfant, lève ce flambeau.
“ Vois le chemin de la vie :
“ Jamais homme n’en dévie.
— Et lapogée ?
— Un tombeau !
à l'honorable M, B. de lu Bruère, surintendant de l'Instruction Publique.
Le rythme sans repos des innombrables mondes Traverse l'infini du profond firmament.
Planète, nébuieuse, étoile, aveuglément
Roulent dans l’inconnu des orbes et des ondes.
Pèlerins et pasteurs depuis les millénaires Interrogent en vain l’immensité sans bords, Maëlstrom insondable où vont les peuples morts
Se perdre dans les flots d'astres embryonnaires.
Toute pensée humaim :n écartant son voile S’obstine à rechercher le mot mystérieux
De l’espace et du nombre au sein des vastes cieux, À l'heure où l’horizon s’assombrit et s’étoile,
Le sceptique réclame au gouffre sidéral Le secret de la vie on du pair sépulcral, L’Invisible, toujours, à l'esprit se dérobe.
Les anciennes erreurs aux lentes agonies Ont longtemps défié les progrès du Savoir,
Jusqu'au pinacle altier qu’il laissait entrevoir En appuyant l'essor et l’espoir des génies.
+ Mais si, lorsque le soir se répand sur le globe + | , | !
Et l’orgueilleux devin qui guette les augures Au dédale éthéré des constellations, Epuise le secours des vagues notions Et la naïveté des sciences obscures.
+ L’astrologue perçoit la plaine lumineuse Avec les instruments qui sondent les soleils ; Mais l’âpre passion aux tragiques réveils Elle-même détruit sa tâche ténébreuse.
Les rêveurs ont scruté dans le lourd météore L’arcane du grand œuvre où Rhazès a pâli. :
Mais les métaux fondaient dans le creuset rempli | Comme une goutte d'eau que la brise évapore.
La Lumière s'engendre au fond de l’Empyrée, Et tout dans l'univers la manifeste au jour:
Le mouvement des flots et le vol de l’autour Enseignent aux vivants la doctrine inspirée.
Sans cesse elle luira, la divine étincelle, Dans les astres là-haut, dans les cœurs ici-bas ; Mais les sages, vaincus, ne la comprendront pas.
Aux simples, seuls, Dieu dit sa grandeur éternelle.
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