‹ Des NéphrItEs ÉdÉmAtEuses Subaiguée et Chronique de l'EnfanceChapitre 24 sur 27 · PA, D RE · texte numérisé non relu

PA, D RE

disparaissent en venir à un régime plus complet : lait, pâtes, farines, purées, letout sans sel. (R égimes déchlorurés de Widal et Lemierre). On ajoute peu à peu de la viande, des œufs. Parfois il est utile de mettre le lait tout à fait de côté. On met le malade au régime cité plus haut sans sel. Nous avons vu un cas où, lorsque l’on donnait du lait, le malade devenait plus oligurique: son poids el sa pression augmentaient.

Lorsque la néphrite prend une évolution prolongée ou chronique nous devons lui donner une alimentation complète mais déchlorurée. En aucun cas n’autoriser le sel qu'après avoir constaté le retour de la perméabilité rénale par l’épreuve de la chlorurie expérimentale.

S'il y a la moindre rétention azotée, il est bon de prescrire les régymes hypoazotés ou glyco-amylacés d’Achard et Paisseau.

En cas de forte poussée aiguë, avecoligurie très marquée, des ventouses scarifiées peuvent être indiquées pour décongestionner le rein, on peut faire prendre chez les grands enfants un purgatif drastique (10 gr. d’eau de vie allemande, 10 gr. de sirop de Nerprun). Dans certains cas, les diurétiques peuvent être indiquées pour provoquer la débâcle urinaire; mais si leurs effets sont souvent satisfaisants dans les néphrites aiguës, ils le sont beaucoup moins dans les néphrites subaiguës, et n’ont aucun effet dans les néphrites chroniques. On peut donner la théobromine à la dose de O0 gr. 10 par jour jusqu’à 1 gr., la teinture de scille (IT à V gouttes par année d’âge).

Si le cœur a l’air de faiblir par suite de sa dilatation,

on donnera 1 ou 2 gouttes de la solution de digitaline cristallisée au 1 /1000. Quelquefois s’il y a une trop forte hypertension on pourra pratiquer une saignée.

Lorsque nous sommes en présence de néphrites hémorragiques quelques ventouses scarifiées seront utiles pour décongestionner le rein. On conseille de même l’ergotine à dose de Ô gr. 10 par année d’âge en potion ou injection sous-cutanée, le tanin, l’extrait de feuille de noyer (0 gr. 20 par années d'âge), l’hémostyl.

Enïfin nous avons trop insisté sur la néphrite syphilitique pour ne pas dire un mot de son traitement. Le prime abord est-ce le mercure ou l’arsenic qu’il est préférable d'employer. Nous savons que le mercure à une action néfaste sur le rein, et nous avons vu un cas très : net (obs. II) où la néphrite a été exacerbée par des frictions mercurielles. Monsieur Hutinel rapporte aussi plusieurs cas de ce genre. Nous l’abandonnerons donc malgré la tentation que l’on pourrait avoir d'employer le cyanure de mercure intraveineux dont nous savons tous les effets diurétiques et souvent préconisés dans les ascites des cirrhoses. On devra donc employer l’arsenic, sous forme d’arsénobenzol, de sulfarsénol souscutané ou intra-musculaire chez les jeunes enfants, ou de novarsénobenzol intraveineux chez les plus grands. Nous en avons vu parfois d'excellents effets, notamment dans l'observation [I. II ne faut pas toujours les attendre, et dans les néphrites chroniques il est souvent sans effet, quand il n’en a pas de nuisibles (obs. XI).

Aussi combien de fois est-il préférable de s'abstenir.

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