II. —— Considérations cliniques
19 Symplomalologie. — Le premier et le plus important des symptômes de ces néphrites c’est l'œdème : les autres le suivent et ne sont que la monnaie de ce symptôme majeur. La néphrite a-t-elle un début tapageur, des poussées d'activité successives : l’æœdème paraît, augmente, le sujet devient oligurique, l’albuminurie s'élève, l'hypertension suit, accompagnée de dilatation cardiaque et d’hépatomégalie. Puis, si l’évolution est favorable, tout rentre dans l’ordre. L’atteinte est-elle moins brutale, l’évolution traînante, les symptômes seront moins accentués et le bon ordre de l'organisme se rétablira avec plus de lenteur.
Enfin une néphrite évolue-t-elle vers la chromicité : le volume des urines augmente, la tension artérielle baisse, le cœur reprend sa dimension normale. Mais les ædèmes et une albuminurie élevée persistent malgré le traitement. Le début peut être insidieux, l’évolution progressive cu par poussées, les symptômes suivent pas à pas. il y a souvent période de rétrocessien, de diminution des œdèmes; l’albuminurie reste élevée et bientôt nous assistons à une véritable exacerbation de la néphrite, reprise plus accentuée des œdèmes, hypertension et dilatation du cœur, peu à peu nous arrivons à la Lerminaison fatale.
Une remarque s'impose au sujet de l’hépalomégalie. Elle existe parfois sans hypertension, sans dilatation
cardiaque : c’est ce que nous avons vu dans deux cas où
RSR, RER
la syphilis pouvait être mise en cause. N'y aurait-il pas là une véritable réaction d’hépatite interstitielle causée peut-être par l’hérédo-spécificité ?
29 Ekologie. — Si l’enfant a fait une «carlatine, une maladie infectieuse, une pharyngite aiguë, l’étiologie de la néphrite s'impose. Souvent la cause nous échappe : il faut la chercher alors dans une affection torpide du naso-pharynx. Mais elle peut ne pas exister. Se méfier alors de ces néphrites que l’on met sur le compte d’une vague infection naso-pharyngée cu impétigineuse: il ÿ a une autre cause plus profonde qui a préparé sensibilisé le rein, se méfier de ces néphrites à début insidieux, évolution prolongée, qui tendent vers la chrenicité : leur cause profonde cachée c’est la Puberculose. et le plus souvent la syphilis.
39 Traitement. — Le plus important c’est le régime : d’abord diète hydrique restreinte (eau lactosée), puis peu à peu on ajoute du laitet on arrive au régime lactovégétarien déchloruré; après viande grillée. On ne reprendra le sel qu'après avoir vérifié la perméabilité rénale. 11 peut être utile d’adjoindre les diurétiques (théobromines, scille, digitale); s'ils ont un certain eftet dans les poussées aiguës, il faut avouer que dans les néphrites subaiguës et surtout chroniques, le résultat est médiocre.
Si la syphilis est prouvée dans une néphrite faire de préférence du sulfarsénol ou du novarsénobenzol, qui donnent parfois de bons résultats. Le mercure donne
souvent des accidents et une véritable recrudescence de