‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 101 sur 174 · Manie sans délire verbal · texte numérisé non relu

Manie sans délire verbal

(Brierre de Boismont. Ibidem, p. 98.)

Madame De.,., nervoso-sanguine, ayant été bien réglée depuis l'âge de 15 ans, se marie à 20, et voit ses règles avancer chaque mois de 5 jours, et devenir beaucoup plus abondantes. Dès lors, tous les mois le caractère s'exalte ; elle devient triste, irritable, ne veut voir personne ; la plus petite résistance à ses volontés la fait tomber en convulsions ; les marques d'amitié, de tendresse, lui sont insupportables ; elle s'emporte surtout contre ceux qu'elle affectionne le plus, et s'ils cherchent à la calmer, sa colère n'a plus de bornes. Tout cesse avec la fin du flux menstruel.

Ce tableau n'est-il pas l'image fidèle de ce qu'on appelle les caprices d'enfants gales? Rien ne les contente, par la raison que le calme et la satisfaction ne peuvent venir du

\U DES NÉVROSES MENSTRUELLES.

dehors, et que dans eux-mêmes uniquement gît la source de leurs maux. Cet état, essentiellement physiologique, porte une atteinte réelle au caractère, à l'esprit, et la solitude en est le seul baume. Combien n'en voyons-nous pas ainsi dans la société?

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