llypochondrïc
(Louyeu-Villermay. Op. et loc. citât., p. 557.)
Une demoiselle, d'une forte constitution, dont la vivacité d'esprit se joint à une imagination ardente, est d'une grande
mobilité. Depuis l'âge de 18 ans, sa santé a été dérangée ; le tribut périodique, d'abord bien établi à d 5 ans, s'est supprimé. L'inaction du système utérin entretient un état d'aménorrhée habituelle avec pléthore.
Les digestions sont difficiles, des vents et des borborygmcs se manifestent souvent, il y a des spasmes aux hypochondres, de la constipation, des céphalalgies, et des chaleurs au visage. La malade est, en outre, tourmentée par des étourdisscments, des bourdonnements d'oreilles, par des inquiétudes et des craintes relatives à sa santé... Un traitement méthodiqne a diminué ces symptômes, que le mariage a fait complètement disparaître.
Quelques médecins ont conseillé le mariage dans les cas d'aménorrhée, dépendante d'une inertie du système vulvoiitérin. Il faut, pourtant, avouer que le moyen, plus vanté autrefois que de nos jours, échoue plus souvent qu'il ne réussit, et qu'on doit être excessivement réservé dans sa prescription. Toujours est-il que, dans l'espèce, il a réussi ; mais comment? Est-ce en provoquant le retour des règles? Ce qu'il y a de certain, c'est que la guérison s'est effectuée avec la régularisation du cours menstruel. Nous venons de voir (obs. 120) le bon effet du mariage, dans un état maniaque datant de trois ans. 11 y aura lieu de revenir sur ce sujet, dont le roman abuse et mésuse.