‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 118 sur 174 · Mélancolie suicide · texte numérisé non relu

Mélancolie suicide

(Tagi-et. Thùse citée, p. 53.)

Une dame, dit Esquirol, éprouve une suppression de menstrues à la suite de quelque chagrin : elle a des maux de tète, et désire terminer son existence. Après quatre mois, elle déserte sa maison et laisse une lettre sur son secrétaire pour avertir son mari que, lasse de la vie, elle va se noyer. Elle se rend à Saint-Cloinl pour exécuter son dessein, ne voulant pas qu'on retrouve son cadavre. Pendant la route les règles se l'établissent, et aussitôt cette femme se sent très-bien, rentre chez elle, puis va chez le commissaire du quartier lui raconter ce que je viens de rapporter.

J'ai dû reproduire textuellement; car il m'a été impossible; de découvrir l'endroit des œuvres de notre grand praticien où se trouverait ce passage, l'auteur de la thèse ne l'ayant pas indiqué. Mais, Esquirol attachait une telle importance à la fonction menstruelle; il parle si souvenl de son influence sur le moral et des rapports de l'utérus cl du cerveau, que je n'ai pas hésité à m'en rapporter au témoignage de notre jeune confrère. Il en est question aux articles Causes, (aises de la folie, Manie, Lypémanie, Sui-

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