‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 14 sur 174 · CÉCITÉ · texte numérisé non relu

CÉCITÉ

après, même épis taxis. Effrayées de cette perte, des amies lui jettent de l'eau froide à la figure, et le sang s'arrête. Mais les deux mois suivants : faiblesse, tristesse, somnolence, douleur de tète, perte presque complète de la vue avec le coucher du soleil.

Un traitement très-long finit par triompher de ces accidents qui s'étaient portés sur le système glandulaire et sur les poumou.-.

L'auteur (p. 200 et 574) dit avoir rencontré plusieurs cas analogues, dont quelques-uns dépendaient d'une chlorose, et il cite, (page i 15) une malade dont chaque période était accompagnée d'un trouble de la vue affectant toutes les erreurs de la vision. Quant à l'hémorrhagie nasale supplémentaire, elle est quelquefois mortelle ; comme le prouve l'observation LXMI du même auteur, montrant une fille de 22 ans, [irise, immédiatement après un refroidissement aux jambes, «l'une suppression suivie de délire et d'épistaxis auxquels elle succomba au bout de deux jours.

f «. — Cécité.

(Bertrand. Journal de Yandcrmondc, 1758, p 513.)

Une demoiselle de 18 ans, d'un tempérament assez fort, fut prise de ses règles le 23 février 1758, époque à laquelle elles avaient coutume de paraître. En même temps elle fut saisie d'un frisson, suivi de chaleur, puis de sueur. Le 24, elle se sentit un peu de mal de tète. Le 25 l'accès revint, le pouls était dur.

Je fus mandé pour la voir, à la campagne, le 27 : les règles coulaient encore tant soit peu, mais avaient été moins abondantes que d'habitude. Le frisson reprit alors. Je lis faire une saignée au pied, une seconde, puis une troisième, les jours suivants, en ordonnant un régime sévère.

Quelle ne fut pas la surprise de la malade, le l'rmars, quand, s'évcillant, elle se trouva complètement aveugle ! J'ordonnai des lavements purgatifs, le quinquina, la rhubarbe, et de la limaille de fer. Le 25, grâces à ces divers moyens, les règles parurent

comme autrefois, la fièvre diminua par degrés, la vue revint, et la santé se remit ensuite parfaitement.

On sera lento d'accuser les saignées de cette cécité , car on sait que les saignées répétées altèrent la vision : bien que, coin nie nous verrons à l'observation 1 92, une dysménorrhée, ayant produit la perte totale de la vue suivie d'un délire général, ait été guérie par ces mêmes saignées. Mais, à moins d'admettre que le quinquina ait combattu les accès fébriles, il faudra bien attribuer le succès aux déplétions sanguines, puisque le fer n'a pas eu le temps de modifier l'économie.

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